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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 13:44
jardin_paysage_.jpgC'est la rentrée! Aujourd'hui les petits, demain les moyens et les grands. Hier déjà les parents!
Pour reprendre par étapes, après quelques semaines largement réservées à la famille et à la lecture, voici un beau texte qui me parle et que je voulais vous partager. Les mots d'Alexandre Jardin (texte complet à lire ici) disent avec talent ce que j'essaye de mettre par écrit pour notre ville. Je trouve bien des convergences avec son analyse si ce n'est un point majeur: et si nous n'attendions pas mai 2014 mais choisissions d'utiliser les municipales de mars 2014 pour créer du neuf?!!!
A suivre très bientôt... bonne rentrée d'ici là!

"Dans cette rentrée décrépite, quelle joie de vivre dans les décombres d’un système ! Longtemps je me suis demandé si notre génération allait connaître des heures fortes ou si nous étions voués aux somnolences résignées, aux capilotades consenties et à l’appauvrissement inexorable. La réponse, désormais, claque comme une évidence euphorisante : avant l’été prochain, la France aura, je le crois, fait le choix de se recommencer. Et d’étonner le monde, toujours surpris lorsque reparaît l’espèce de lumière propre à la France.

(...)

Certes, en attendant le big bang funeste des prochaines élections européennes, l’actualité Potemkine se poursuit. On célèbre une reprise factice (0,5 % grâce à un printemps frisquet !). Nos ministres sans portée s’enfièvrent comme à leur habitude de leur métier à effet marginal. L’illusion française se poursuit, infestée de médiocrité. On plastronne en marinière. Le monde d’avant a encore l’air d’exister. Certains se persuadent même que le blagueur pimpant pourrait s’en sortir avec un peu de bol. Mais parlons net : quel républicain de cœur adhère encore avec foi à notre système, ce cadavre qui marche encore ?
Connaissez-vous personnellement un seul enseignant enchanté de subir les archaïsmes de l’Education nationale ? Avez-vous croisé un policier qui ne soit pas désemparé ? Un retraité confiant ? Quel magistrat se sent réellement soutenu par le peuple au nom duquel il affirme rendre la justice ? Qui ne subit la conduite cromagnonesque d’une partie de la rue ? Quel entreprenant consent de bon cœur au fiscalisme purificateur qui ne prépare aucune réforme ? Au Québec, cet été, je n’ai rencontré que des petits entrepreneurs français encolérés qui s’établissaient en Nouvelle France pour fuir la vieille (le charliste en moi en a été bouleversé, honteux). Partout l’aigreur, la chicane, le maquillage des chiffres (ceux du chômage seront les prochains), l’horreur de la défiance. Nulle part le soleil de midi de la joie.
La vérité est que tous les systèmes ont besoin pour perdurer d’une adhésion minimale de la nation. Or c’est fini. Trop de dépits qui tourneboulent, d’incurie, de discrédit. Rien ne nous agrée. Il ne subsiste plus dans l’hexagone de masse non critique pour soutenir l’ancien système né en 1945. Chacun le sent et… la Nation attend je ne sais quel signal de rupture, en sachant que tout devra un jour être refaçonné.
Alors arrêtez : vous qui me lisez, cessez de vous déposséder de votre propre pouvoir ! Rallumez la lumière ! Comportez-vous en peuple providentiel ! Surprenez l’Histoire ! Commencez dès cette rentrée à gouverner le réel des gens à défaut de maîtriser l’Etat. Sortez de la croyance fantasque qui veut qu’il soit indispensable de tenir l’Elysée pour agir résolument. La vitalité française ne reviendra pas par l’Etat – notre problème à tous  –mais par tous, pour tous. Du bas vers le haut. L’ancien schéma est mort.
Pour les Républicains qui se tiennent droit, la question de cette rentrée n’est donc plus ce que l’élu infime qui loge à l’Elysée fera ou ne fera pas. Ce figurant roué n’existe déjà plus. Il a mis les pieds dans une histoire trop grande pour lui. Le problème, désormais, c’est la société civile, ou plutôt vous, la quantité de jeunesse que vous mettrez ou non dans votre vie : allez-vous personnellement agir dans l’intérêt général ? Aurez-vous grande allure ? Nos think tank continueront-ils à produire du jus de crâne ou commenceront-ils à mettre en œuvre ce qu’ils préconisent par voie associative ou en collaborant avec des mairies ? Il n’est plus temps de disserter, d’espérer d’influencer le pouvoir central – le schéma était valide dans le monde d’hier – mais bien de FAIRE SOI-MÊME, en visant haut. De réveiller les ressources civiles. 

(...)

En somme, deviendrons-nous tous dès cette rentrée des citoyens adultes, exerçant leur pouvoir sur le réel ou des victimes râleuses de l’étatisme français ? 

Ma conviction est que vous ne le ferez pas. Par mollesse, inconscience, àquoibonisme. Inaptitude à la grandeur morale. Parce que vous n’aimez pas assez la France en mousquetaire (oui je ne vous flatte pas, je ne suis pas élu). Parce que nous manquons tous de courage, de superbe. Parce que vous n’êtes pas des grands cœurs fous à la Gary. Mais ma conviction est que vous vous lèverez d’un bond fin mai 2014, au lendemain du choc abominable des élections européennes de 2014 ; lorsque s’affichera sur l’écran de votre télévision la preuve effrayante que les partis étatistes républicains ne parviennent plus à retrouver assez de crédit pour endiguer la montée du FN, qui sera aux portes du pouvoir (ce que nous n’admettons toujours pas). Alors nous aurons la preuve cinglante que nous citoyens devons désormais agir par nous-mêmes. Librement. Pour contredire rudement le destin. Alors, dans un large débordement de joie, nous vivrons une époque pleine de panache ! Voici mon sentiment tout nu.
Ma conviction est également que Charles, du fond de sa tombe à Colombey-les-deux-Eglises, aimerait que nous bougions tout de suite, comme des Français libres. Avant les nuages. Se prendre comme point d’appui, n’est-ce pas l’essence même du charlisme qui, en son temps, fut une jeunesse du monde ?
Quel frais bonheur de vivre une époque sur le point de se réinventer !"

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Published by vincentyou.over-blog.com - dans Angoulême
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