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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 07:29

godot" Vous pouvez gagner si vous êtes unis!"

C'est sans doute la phrase la plus entendue... mais ceux qui la prononcent commencent à douter de notre capacité commune à avancer vers le but.

Pourtant 2013 commence mieux que 2012. Les choses sont plus claires: quatre candidats potentiels, une proposition de primaires et des dialogues.

Sans doute n'est-ce pas assez rapide pour beaucoup. C’est notre cas !

Cela ne doit pas nous faire attendre que tout se précise d'un seul coup.

Il n'y a pas d'élection politique sans candidats, et pas de victoire sans projet.

Le temps de la critique est utile car la démocratie ne doit pas laisser la place vide aux seules majorités. Au sein d’Angoulême Ambition nous avons pu nous associer aux actions de Vincent YOU, un homme de conviction, un élu travailleur et vigilant.  

Reste donc à bâtir un projet.

Il y a deux méthodes: celle qui consiste à réciter un bréviaire parisien, celle qui découle d'un temps d'écoute sur le terrain.

Il y a deux légitimités: celle qui découle d'une étiquette, celle qui vient d'une expérience.

 

Le temps des slogans n'est plus de mise. Après des années d'alternance politique, peu nombreux sont ceux qui donnent leur confiance sur la base d'un tract, fut-il très joli!

Mener une ville ou une agglomération c'est savoir créer une majorité, c'est aussi être capable de mener le bateau malgré les vents contraires qui peuvent surgir au cours d’un mandat. Il faut porter une vision et savoir la rendre possible.

 

Il faut avoir un projet clair adapté aux besoins des habitants, une capacité à tenir un budget, une expérience de la gestion des hommes et des collectivités, sans oublier des réseaux pour se faire entendre dans les lieux de décision et un sens de l’écoute.

Nous sommes engagés aux côtés de Vincent depuis 2008 lorsqu’il fut l’un des seuls à travailler à redonner espoir.  Avec lui, nous avons construit Angoulême Ambition autour de nombreux sujets : développement économique, éducation, sécurité, propreté… et bien sûr l’immense action de fond qui se révéla déterminante contre le Busway. Il est engagé pleinement dans ses fonctions de conseiller régional, défendant les sujets importants pour notre territoire.

Depuis 5 ans, les actions, les propositions, le travail de terrain et de dossier ont été nombreux et ne sont pas restés sans écho !

Pour avoir travaillé avec Vincent, être allés avec lui à la rencontre des Angoumoisins, nous avons la conviction qu’il peut porter cette dynamique et cette responsabilité.

Vincent est un hospitalier, de ceux qui ont appris à protéger, prévoir et construire. Et tout nous montre qu'il faut commencer tôt.

Vincent est un homme du service public, il croit, comme nous, à la valeur d'une présence constante et sur l’ensemble des territoires de la ville.  

Vincent est un gestionnaire raisonnable et possède une solide expérience. Comme directeur financier à Girac, il était responsable d'un budget plus important que celui de la ville ; il a connu les cabinets ministériels et leurs chemins de décision ; il dirige un établissement charentais au quotidien.

Vincent a l’autorité et la sérénité requises pour veiller à la tranquillité de ses concitoyens.   

Au contact de ceux qui vivent, souffrent et construisent en Charente, nous savons que Vincent YOU a retenu la leçon de sagesse des Charentais : inutile de faire les fiers mais travaillons jour après jour !

Depuis quelques mois, Vincent n’a cessé d’être un ferment d’unité. Avec notre accord, il a cherché à voir ces derniers jours si le chemin de l’union pouvait se construire tout de suite. Il a rencontré ou discuté avec tous les prétendants à la mairie d'Angoulême. L'idée des primaires ne fait pas l'unanimité, il faut donc sans doute se risquer à penser qu'elles ne se feront pas.

Le temps des investitures n'est pas clair: l'UDI se met en place; l'UMP se rabiboche.

Nous prenons donc la décision de ne pas attendre.

Aujourd'hui, nous appelons à se rassembler tous ceux qui vivent et travaillent ici. N'attendons pas la dernière heure. Ne laissons pas le temps jouer pour le maire sortant.

Arrêtons de subir les évènements!

Subir la crise en attendant un rebond?

Subir la délinquance en restant chez soi?

Subir la crise de l'école en croisant les doigts?

Subir la crise sociale en se limitant à distribuer des promesses?

Subir la perte de notre ambition culturelle en se perdant dans des logiques comptables?

Subir les calendriers des partis alors que l'attente sourde nous dicte de travailler davantage?

L’énergie et l'empathie de Vincent sont intactes. Pour lui comme pour nous, le but est celui d’une liste unique qui devra se construire avec tous ceux qui veulent vraiment l’alternance. Cette liste unique ne pourra pas se baser seulement sur un casting qui découlera d'une investiture partisane. Les gens veulent un maire pas un appareil.

Dès aujourd'hui, avec les "ateliers de l'alternance" nous voulons préparer la pierre d'angle de notre projet. Elle sera proposée demain à tous ceux qui voudront dire des choses dans la campagne qui vient.

Dès ce week-end, les bénévoles d'Angoulême Ambition viendront à votre rencontre. N'attendez plus: l'alternance à Angoulême commence par votre parole!

 


 Les signataires de ce texte sont les membres du bureau du mouvement Angoulême Ambition

Jean-Philippe POUSSET, Président;

Marie-Claude COURNEDE, Vice-présidente;

Bernadette FAVE, Conseillère municipale;

Gerard MARQUET, Secrétaire;

Véronique de MAILLARD, trèsorière.

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 06:58

point-godwin.jpgLes manifs se succèdent: pro, anti, à nouveau pro...

Il est plutôt normal que des projets comme le "mariage pour tous" suscitent de la controverse.

Je pense même que c'est assez sain. On gagne toujours à entendre les arguments d'en face, mais il faut accepter de commencer par écouter!

 

Les polémiques sur les chiffres sont secondaires, même si à ce stade on pourra remarquer comme un décalage. La supposée réforme que les Français attendent en masse ne déplace pas des foules de supporteurs... sûrement à cause de la météo ;-)

 

Une chose me frappe: cette facilité intellectuelle à classer les opposants dans le camp des méchants. Il y aurait d'un côté les modernes et de l'autre les homophobes... rien que ça!

Une chose me contrarie: ce scandale politique qui consiste à mettre en noir tout un territoire. Il y aurait en effet urgence  à agir au plus vite car "Angoulême est un point noir dans la lutte contre l'homophobie" ... c'est un organisateur de la très grande manifestation régionale qui le dit (ici) ....

Si je suis bien informé c'est même, entre autre!, ma présence à Angoulême qui a justifié cette phrase et ce choix!

 

 

Après tout, la ficelle qui consiste à noircir son adversaire est un peu grosse et je pense qu'elle dessert aujourd'hui ceux qui cédent à cette facilité. Comme beaucoup, je suis opposé à ce projet de loi et je ne me considère pas comme homophobe. Ceux qui me connaissent un peu savent d'ailleurs que c'est une grosse farce de laisser penser cela...

 

Par parenthèse, je trouve d'ailleurs que ce serait bien de peser les mots avant de les agiter. Parmi ceux qui manifestaient avec moi le 13 janvier, plusieurs sont aujourd'hui au Mali pour faire leur devoir de militaires. J'ai comme l'impression qu'ils sont aujourd'hui notre bras pour lutter contre de sacrés obscurantistes qui en connaissent un rayon en terme d'homophobie... Ils risquent leur vie pour notre conception de la justice et du droit. Ne serait-ce que pour eux, et parce que nous avons la chance de vivre dans un pays de libertés, ce serait bien d'apprendre un peu à débattre sans oublier de voir ce que nous avons en commun.

 

Pour revenir à Angoulême, comme beaucoup, je trouve que notre ville est plutôt "gay friendly" et je trouve dommage de vouloir la faire passer pour une ville intolérante.

Car on peut être ouvert, vouloir faire respecter chacun, s'engager même pour que les libertés publiques donnent à tous la quiétude quotidienne mais refuser que les repères de la filiation deviennent l'objet d'une ingénierie familiale sans fin (pour ceux qui veulent regarder en face les questions juridiques qui sont posées, je les invite à lire cette page synthétique de la Revue Droit Civil qui démontre qu'il ne s'agit pas ici de simples crispations de conservateurs frileux: ici...)

 

Je souhaite faire remarquer aux manifestants de samedi que, sur ce sujet, je suis en bonne compagnie en Charente. Le député Jérôme Lambert exprime sa liberté d'élu en disant:" Chacun ayant la liberté de vivre sa sexualité comme il l'entend. (...) Mais cette liberté que je défends ne peut pour autant changer la façon dont on fait les enfants naturellement, c'est-à-dire avec un genre masculin et un genre féminin"...

Autre charentais que je respecte beaucoup et qui est toujours source d'inspiration, Jean-Claude Guillebaud ne dit pas autre chose dans le Nouvel Obs de cette semaine: "on est à mille lieues des oppositions puériles entre modernité et tradition, laïcité et cléricalisme, homophobes et gay friendly; oppositions dont les médias raffolent"...

Oui, c'est bien puéril de limiter ce débat à des insultes. Comme Guillebaud, je suis en alerte lorsque Pierre Legendre estime que nous sommes "confrontés au risque de l'irréparable: la casse des montages qui font tenir le sujet humanisé"... Pas grand chose à voir entre ces questions et la reconnaissance, ou non, des préférences sexuelles. C'est, au sens fort, une question de fond qui mérite un débat.

Les petits arrangements avec la filiation qui veulent laisser croire qu'il n'y qu'à régler un souci d'égalité sont des aveuglements, volontaires parfois, involontaires souvent.  

Ce n'est faire injure à personne que de soulever une remarque simple sur la dynamique de l'égalité. Nous savons tous que c'est un des moteurs d'une société démocratique. Mais nous savons aussi que nos sociétés modernes sont aujourd'hui face à la question des limites. Sommes nous capables de poser des limites? Faut-il changer le Code Civil parce qu'il date de 1804? Si l'on reste sur le seul champ de l'égalité, comment dire que les mères porteuses ne sont pas acceptables? 

La tentation du bougisme est assez fréquente en politique. On bouge pour ne pas montrer que l'on stagne et qu'on ne sait plus répondre. C'est gentil, mais souvent source de confusions. C'est gentil, mais souvent signe d'une incapacité à décrire les problèmes qui se posent. J'ai plutôt tendance à penser qu'un élu gagne en crédibilité durable lorsqu'il évite de tout rendre simpliste. Sur les questions de filiation, ce serait quand même bien que l'on ouvre les yeux ensemble et sans crispation.


L'honneur de la Charente a été bafouée en étant choisie comme symbole du mal. Je lance ici un appel aux organisateurs de la manifestation de samedi : "seriez vous prêts à en débattre avec moi  sereinement et sans insulte?".

Je vous laisse le choix de la forme de cet échange: il peut être public ou autour d'un verre. Ne laissons pas penser qu'Angoulême n'est pas une ville ouverte à tous!

La violence c'est de ne pas savoir se parler. 

 

 

PS: Pour ceux qui arrivent juste de la planète Mars, voici deux vidéos. Une qui présente  "la Manif pour Tous" à laquelle j'ai participé et l'autre qui présente celle de samedi à Angoulême:

 

 


 

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 07:30

primaires-citoyennes-cest-moi-qui-decidepng.pngEn ce début d'année, peut on faire le voeux que les différentes composantes de l'opposition  charentaise trouveront les moyens de construire une alternance en 2014?

 

Pas une rencontre à Angoulême sans que l'on me glisse cette supplique "Trouvez les moyens de vous entendre!"...

 

Voici aujourd'hui l'occasion de quitter une réserve prudente pour dire que ce chemin est en marche. Pas depuis aujourd'hui, pas à cause des résolutions de début d'année mais depuis juillet dernier.

En effet, depuis maintenant six mois, un petit groupe qui oscille entre cinq et une petite dizaine d'élus de droite et du centre a pris l'habitude de se réunir. L'occasion de purger les querelles des derniers mois, de voir ce qui devait être changé pour éviter de nouveaux conflits et d'apprendre peu à peu à se faire confiance.

Xavier Bonnefont (UMP), François Élie (non encarté), et Élise Vouvet (UMP) pour Angoulême.

Jean-Noël Dupré (UDI), Véronique Marendat (UDI), Jean-Marc de Lustrac (Parti Radical et UMP), Jérôme Sourisseau (UDI), Émilie Richaud (non encartée) pour le reste du département.

Pour qui connaît l’histoire politique récente en Charente, c’est peu dire que réunir régulièrement ce groupe n’était pas gagné d’avance ! Mais nous avons vidé notre sac, soldé les comptes du passé, posé les bases d’une réflexion commune et engagé une démarche pour l'avenir.

Pendant tout ce temps, nous avons gardé le silence sur ces réunions régulières. Le but n'est pas de "faire de la Com" en tirant une gloire du fait de dialoguer! Le but est de s'interdire de reproduire les erreurs qui entrainent à la division... cela mérite de prendre le temps avant d'en parler.

 

Pendant ces six mois, certains ont pu noter qu'à Angoulême le climat politique a changé. Presque plus de petite phrase assassine entre les uns et les autres. Des actions communes, notamment sur le PDU et contre le Busway.

 

Mais cela ne suffit pas. Il faut répondre désormais à l'attente des Angoumoisins sur les municipales de 2014. "Allez- vous vous mettre d'accord? Etes-vous capables de voir que vos différences sont marginales par rapport à l'enjeu?"

 

J'ai déjà dit sur ce blog combien il était nécessaire de trouver une méthode pour nous permettre de nous regrouper.

J'ai déjà dit que j'étais à la fois prêt à être tête de liste et prêt à me mettre derrière quelqu'un d'autre si il y avait un choix collectif dans ce sens.

Notre groupe propose désormais que nous avancions vers l'organisation de primaires pour choisir parmi tous ceux qui ont envie de porter un projet pour Angoulême. Je m'y retrouve pleinement, tout comme Xavier Bonnefont. Cette proposition est ouverte et sans exclusive: si Daniel Braud et Samuel Cazenave (ou d'autres) souhaitent s'y associer ils seront les bienvenus!

Angoulême mérite un débat pour que les propositions les plus nombreuses puissent être portées devant les Angoumoisins. Angoulême mérite un vrai choix pour réfléchir à qui a le meilleur profil pour gérer la ville demain.

Cela passe par des primaires ouvertes qui permettent à tous ceux qui veulent changer de maire de participer directement à ce choix!

 

Ne rêvons pas: il n'y a pas aujourd'hui de leadership évident. J'ai déjà eu l'occasion de dire que l'hypothèse de Daniel Braud aurait mes faveurs si elle découlait d'un choix collectif global. Force est de constater que l'unanimité n'existe pas sur ce point. Est ce surprenant? Pas vraiment! Est ce illégitime ? Certainement pas! Il y aura donc une diversité de candidatures mais les primaires peuvent justement exister pour organiser le choix collectif.

Proposer un sondage n'est pas une alternative crédible: faudra-t-il toujours rester au chaud? Non: la politique, et cette municipale s'annonce chaude, mérite un engagement complet pour convaincre! Il ne s'agit pas d'aller cueillir un fruit mûr, il faut créer un enthousiasme. Faire des primaires c'est prendre un risque et montrer que l'on sait créer une dynamique politique. La Charente en a besoin.

 

Est-ce un coup politique ou un piège? Qui peut penser que proposer un choix démocratique soit autre chose qu'une responsabilité assumée? Jouer le jeu des étiquettes partisanes c'est modifier la nature des municipales qui sont toujours marquées par une dimension locale. Il faudrait attendre que les états-majors parisiens se reconstituent et fassent leurs négociations? En quoi peut on en attendre absolument le meilleur choix? Les Charentais ne sont donc pas capables de dire comment ils préfèrent leur Maire? Etrange conception des choses...

 

Chacun des postulants à la fonction de maire à Angoulême a intérêt à ce que ces primaires existent. Parce qu'il n'y a pas de plus forte légitimité que celle d'un choix populaire local. Aussi parce que tous ceux qui accepteront de rentrer dans cette compétition s'engageront évidemment à soutenir celui qui en sortira vainqueur. Il peut donc y avoir confrontation, choix et union. Débat, diversité et liste unique. Emulation et capacité à gagner. 

 

 

En guise de voeux pour cette nouvelle année, je souhaite que chacun trouve en 2013 paix, joies et enthousiasme.

En terme politique, j'espère que nous parviendrons à offrir aux Angoumoisins un débat de qualité qui débouche sur une large unité!

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 13:04

fessee.gifLe roi est nu.

Le temps d'une enquête publique, il vient de recevoir une leçon qui n'a pas d'autres équivalents qu'une fessée en place publique.

Le Busway est désormais bien fragile. Il a reçu ce qu'il méritait : la libre expression d'angoumoisins qui sont venus dire ce qu'ils pensent d'un projet aussi coûteux et démesuré pour une ville d'histoire et de patrimoine.

 

Le Maire se cache derrière les critiques les plus avouables: trop de jargon, lecture difficile, analyse sommaire...

il suffirait donc de mettre désormais un peu de pédagogie!

Pourtant les lecteurs attentifs trouveront dans le contenu du rapport (ici ) ou dans ses conclusions (ici) de la matière pour en juger...

 

En voici quelques points saillants.

 

A Angoulême on dénombre 185 personnes qui ont tenu à exprimer leurs critiques.  Plus de 350 remarques... alors que le rapport précise que "quatre personnes ont fait savoir qu'elles étaient favorables au projet, sans autres précisions"... voilà qui résume bien le rapport de force!

 

Ici ou là, les enquêteurs appuyent là où ça fait mal:

"il y aurait dû avoir un chiffrage du projet dans le dossier, et non simplement une indication à trouver dans les éléments de réponse fournis (verbalement) lors des réunions d'information"

"l'objectif des 15minutes (pour rejoindre le centre ville en partant des diverses communes de l'agglomération) est louable mais parait inacessible pour les communes les plus éloignées"

"le renvoie à des études ultérieures très précises ne justifie pas que l'on fasse l'impasse d'une étude globale suffisamment développée"

"il est regrettable que les chiffres proposés n'apparaissent pas dans le dossier et que cette réponse semble en contradiction avec celle apportée au paragraphe 3"

"on peut s'interroger sur les conséquences d'une éventuelle indemnisation des préjudices des commerçants pour un montant nulle part évoqué"

"il est paradoxal d'affirmer: "pour l'heure il n'y a aucun tracé et insertion du projet BHNS concerté et validé par l'agglomération" alors que dans le paragraphe 11, page 5 du PV, il est prévu 14km de site propre dont 2.5 en centre-ville"

"la commission n'est pas convaincue de l'innocuité du projet en ce qui concerne le commerce, en particulier dans les zones concernées par le Busway"

"on peut regretter que les aspects quantitatifs et financiers aient été totalement ignorés en contravention avec l'article 28 de la LOTI qui dispose que le PDU est accompagné d'une étude des modalités de son financement et de la couverture des coûts d'exploitation des mesures qu'il contient" (sur ce point précis, le détail a déjà été présenté sur ce blog: ici)

"pas d'examen des solutions alternatives"

"cause ou conséquence de ce parti pris: une absence totale de chiffrage, particulièrement concernant le TCSP, mais également le pôle d'échange multimodal. Indubitablement, il en résulte un affaiblissment du débat public qui s'est reporté sur des chiffres invérifiables sans doute annoncés verbalement lors de réunions d'information mais dont nous ignorons totalement les sources"

"ce projet de PDU comporte des insuffisances majeures"

 

Voilà donc du lourd, du très lourd.

Tout citoyen sera légitimement choqué de voir la présentation faite en conférence de presse.  A la lecture du site de Charente Libre le 10 décembre, on croit rêver:  

"Certains sujets du rapport ont été considérés comme trop flous ou trop techniques", résume Michel Germaneau. "Nous devons le retravailler et améliorer nos explications pour que le grand public comprenne mieux le sujet."Patrick Coué, le directeur général des services, abonde: "On ne démontre pas assez le bien-fondé de nos propositions"...

 

A ce stade, ce camouflé appelle d'ores et déjà deux solutions:

 

1/ Monsieur le Président doit demander le remboursement des 279 400 euros payés au cabinets censés avoir préparé ce "travail" ! (en l'occurence le coût du diagnostic préalable (ici) et de la concertation (ici) ) ... Après une telle humiliation ce serait un juste retour pour les contribuables qui n'ont pas donné l'impression de consentir à ce type de dépenses;

2/ Monsieur le Président doit se poser en vérité la question de suspendre la hausse du Versement Transport décidée en 2010 (+71%!!! quand on aime on ne compte pas...). Depuis cette date, ce sont 7 millions de taxes supplémentaires prélevés chaque année sur les entreprises de l'agglomération...

Comme le dit justement le rapport "Pourquoi la taxe versement transport a-t-elle été prélevée depuis 2010 pour un projet dont la réalisation n'est pas certaine?".

Ce qui est vrai pour les entreprises doit aussi l'être pour les services publics. Faut il maintenir cette hausse sur les dépenses de la commune et du département et sur le budget du Centre Hospitalier? Se poser la question c'est avoir la réponse: comme dirait Ségolène autant qu'un euro dépensé soit un euro utile!

 

J'ai plusieurs fois demandé à Philippe LAVAUD de retourner à la raison. Espérons qu'il saura prendre au sérieux une telle alerte. On peut cependant en douter...

De nombreuses personnes ont contribué à cette première victoire: courrier de ma part en novembre 2011 (ici), porte à porte en mars et avril, 14 réunions d'information en avril, contribution à plusieurs mains avec les élus de l'opposition...

 

Avec Angoulême Ambition nous souhaitons les remercier d'avoir offert ce beau cadeau de Noël aux habitants et contribuables de l'agglomération: ceux qui se reconnaissent sont donc invités à venir fêter notre victoire ce samedi 15 décembre à 11h30 au saint Germain, place Louvel!


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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 00:40

Tout n'est pas politique... et heureusement!

En cette période de préparation de la fête de Noël, il est toujours nécessaire de regarder ce qui nous tire vers le haut...

 

Une petite vidéo qui mérite d'être partagée!

 

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 23:18

Le temps est à l'union.

Pas simplement parce que certains électeurs le demandent. Mais parce que l'alternance est une telle nécessité que la réussite est un devoir.

Dernier exemple en date pour illustrer le niveau du personnage en place.

 

Alors que je participais à une manifestation de soutien auprès des employés de la Saft à Nersac, j'ai eu l'occasion de dire ces mots: "aujourd'hui il n y a ni droite ni gauche, ni majorité ni opposition. Nous sommes face à un sujet qui doit tous nous trouver réunis. L'urgence de renforcer les liens entre les entreprises et le territoire, la nécessité d'avoir une ambition économique qui créé de l'emploi, l'impératif d'une stratégie industrielle en Charente nous oblige à faire l'union sacrée".

 

J'ai dit ces mots avec conviction. Pendant la rencontre avec la Direction, je me suis tenu silencieux pour laisser la parole aux élus qui représentent les exécutifs en place. D'ailleurs, j'ai trouvé les propos de Philippe LAVAUD plutôt justes et pertinents.

tweet-Lavaud--2-.jpg

 

 

Le soir même, je suis alerté par une amie: "Lavaud t'accuse sur twitter d'avoir financé ta campagne avec le budget de l'hôpital"...

 

En l'occurrence, le Maire a en effet diffusé deux tweets... qui renvoient à un lien vers un publi-reportage dans Sud-Ouest et Charente Libre. Tout cela découle d'un numéro spécial "Santé" diffusé la semaine dernière qui intégrait une page sur chacun des établissements de santé du département. Chacun appréciera la finesse du ton et la hauteur de vue du camarade...

 

La prose du tweeter renvoyait aux pages des quotidiens locaux: ici

 

Le Maire voit il rouge dès qu'il voit mon nom au point de perdre tout sens de la mesure?

N'est il pas capable de comprendre que la cause des hôpitaux de proximité mérite aussi un réflexe d'union sacrée?

Peut il convenir que la lutte politique n'impose ni la calomnie ni la diffamation: je fais mon métier au mieux...  qu'il s'occupe des angoumoisins qui méritent mieux que ce cinéma de série B!

 

C'est parce que je ne suis pas certain que le Maire en place réponde positivement à toutes ces questions que l'alternance est un devoir. Le sectarisme n'a pas sa place dans une Mairie.

Ceci implique quelques conséquences précises pour avancer.

 

1/ pour gagner ensemble il faut avancer ensemble et donc décider ensemble. La première urgence est celle de la méthode. Je plaide pour un choix local, en confiance. Gentlemen agreement, primaires ouvertes, réflexion collective jusqu'à la fumée blanche... toutes les méthodes me semblent possibles si elles sont décidées collectivement!

2/ il y a une hypothèse forte: celle de la candidature de Daniel Braud. Je lui ai dit deux choses: mon accord pour soutenir sa candidature si celle ci devait effectivement être fédératrice et se trouver portée par tous; mon souhait qu'il mesure pleinement ce que cela implique pour lui. Faire campagne c'est important et nécessaire, être maire c'est être à l'écoute et sur le terrain; mener une liste c'est porter un projet global et prêter attention aux soucis de la vie quotidienne. Il reste donc à vérifier que ces deux conditions existent bien. Une condition collective et une condition très personnelle... à suivre!

3/ la question des hommes et des femmes est seconde. Il y a plusieurs solutions: Daniel, Xavier, Samuel, Elise, François ou d'autres. Encore faut-il que les prétendants disent clairement leur positionnement et leurs attentes. Pour ce qui me concerne, je redis ici deux choses: ma motivation pleine et entière pour être candidat à la candidature et mon acceptation d'une solution autre si elle se trouve être fédératrice. On revient donc à la question de la méthode. J'espère que nous pourrons ensemble analyser les atouts de chacun, entendre les aspirations et les projets ... pour faire le meilleur choix ensemble.

 

Certains voudraient que les choses avancent plus vite. Je crois qu'il est nécessaire que cela soit tranché avant la fin du mois de mars 2013. Mais le plus important est de régler les points en attente pour faire un vrai choix collectif. Je crois que nous en sommes capables.

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 06:44

entrerrement rapport pduCes derniers temps, à l'agglomération, le Président essaye d'enterrer une patate chaude. Ce PDU est en passe de devenir son calvaire.

Il y a pourtant une réglementation. A l'issue d'une enquête publique, le rapport du Commissaire enquêteur doit être rendu public pendant un an et sans délai.

Plus d'une semaine après la date attendue: toujours rien!

On apprend par la presse  (ici ) que le Président Lavaud conteste le dit rapport et interroge le Président du Tribunal Administratif... tout en se gardant bien de dire en quoi cela devrait l'empêcher de rendre ce rapport public. Comme le disent les élus de l'opposition municipale ( ici ): "nous ne sommes pas dupes, les angoumoisins non plus".

 

Je fais une hypothèse: ce PDU est incomplet car il ne présente pas toutes les pièces qui doivent normalement en faire un document opposable. Si c'est le cas, l'ensemble de la concertation préalable est donc à reprendre...

Pour être plus précis, je prends les paris: ce PDU est suspect d'illégalité car il ne prévoit pas de cadrage financier minimal. D'une manière ou d'une autre, le rapport de l'enquête publique doit mettre noir sur blanc ce constat. Avec Angoulême Ambition nous avions soulevé ce lièvre depuis pas mal de temps... cela faisait d'ailleurs partie des remarques de notre contribution (déposée avec les élus de l'opposition et Daniel Braud, Elise Vouvet et des présidents d'associations) ... ce qui n'est que du bon sens devient un vrai problème politique.

Voilà qui met le Président Lavaud face à un os!

S'il doit refaire toute la procédure pour présenter un document complet; autant qu'il attende les prochaines élections municipales pour donner une vraie ampleur démocratique à ce débat et à ce choix.

Dans un courrier du 11 novembre 2011 ( ici ), donc il y a un an, j’avais attiré l’attention du Maire sur la crise financière pour lui demander de stopper le projet. Je précisais même que "entre votre élection et aujourd’hui, le contexte a profondément changé ! Ce ne serait donc pas un reniement que de savoir adapter votre politique à ce cadre nouveau qui s’impose à tous".

C'est peu dire que je n'ai pas été écouté! 

 

P.Lavaud est pris en défaut : son PDU est critiquable et n’est pas finançable … il ne sait plus comment gérer son projet phare !

Aujourd’hui, il utilise toutes les subtilités juridiques pour couvrir sa gêne. Mais, en France on ne fait pas voter un PDU sans une vraie concertation et sans un cadrage financier. Simplement parce qu'on ne vote pas un document opposable sans dire qui va financer quoi !

Aux termes de l’article 28 de la loi du 30 décembre 1982: « Le plan de déplacements urbains définit les principes de l’organisation des transports de personnes et de marchandises, de la circulation et du stationnement, dans le périmètre de transports urbains (…). Il est accompagné d’une étude des modalités de son financement et de la couverture des coûts d’exploitation des mesures qu’il contient. »  Si Michel Germaneau doute encore de l'existence de cet article de la loi (comme il le fait aujourd'hui dans CL ici ), je l'invite à voir le détail de l'énigme en bas de ce texte...

Les services de l’Etat[1] et la délibération du Conseil Régional[2] pointaient bien ce manque de cadrage financier. On ne peut pas être surpris aujourd’hui.

 

 

Si le Maire ne tient pas compte de ces remarques, c'est qu'il choisit une autre lecture du droit. Cela peut être un choix. Il peut soumettre au vote communautaire un PDU incomplet et donc suspect d'illégalité. N'ayant pas voulu voir les alertes sur ce sujet jusqu'à ce rapport, il peut poursuivre sa route seul contre tous. Dans ce cas, j'inviterai tous ceux qui s'opposent à ce rêve pharaonique à attaquer la démarche en justice car on ne peut pas accepter un tel engagement sans un cadrage financier. On ne vote pas en signant un chèque en blanc, crédité sur les impots des prochaines années!

 



[1] Les Services de l’Etat ont d’ailleurs souligné cette carence : « le projet de PDU donne parfois l’impression de rester au niveau des principes insuffisamment traduites en chiffres »(page 63 du dossier administratif) ; « il manque un tableau de programmation pluriannuelle de ces actions, comportant une répartition des actions et des financements » (page 67)

[2] La délibération du Conseil Régional ne s’y trompe pas puisqu’elle souligne que « les mesures présentées ne sont pas suffisamment hiérarchisées et ne font pas l’objet d’estimations financières » (page 75 du dossier administratif).

 

PS: pour être joueur, voici l'énigme qui pose problème à Philippe Lavaud:

Peut on considérer que l’Ordonnance  n° 2010-1307 du 28 octobre 2010 relative à la partie législative du code des transports annule l’article 28 de la loi n° 82-1153 du 30 décembre 1982  (loi LOTI)? C'est en effet cet article 28 qui stipule qu'un PDU doit présenter un cadrage financier...

Le Président du Grand Angoulême a dû se baser sur l’article 7 de ce texte de 2010 qui annule la loi de 1982, notamment son article 28…

C’est un peu dommage qu’il ne prenne pas en compte l’article 9 de la même ordonnance qui précise les exceptions à l’article 7… dont les trois dernières lignes de l’article 28 de la loi LOTI de 1982 !

Bref, le texte n’est pas annulé mais le PDU devrait l’être !

Tout cela est très technique, comme devrait l'être un PDU. La traduction est pourtant simple: on ne fait pas de plan sur la comète sans regarder comment cela se finance! Dommage de devoir redire cela à un Maire et Président d'Agglomération par ailleurs Président du Forum de la gestion des villes...

 

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 16:32

ferme-ta-gueule.jpgOrdre du jour sans grand intérêt hier à Magelis.

Francois Bonneau a souligné la nécessité d'avoir un peu de dynamisme dans la gestion immobilière pour éviter de laisser trop longtemps des bâtiments vides, et souvent immondes, qui donnent l'image d'une ville à l'abandon. Juste remarque!

Mais actuellement, l'humeur n'est pas à la conciliation dans la majorité!

Frédéric Sardin a la réponse miracle : "c'était dans l'héritage!"... et oui, pour un peu c'était encore un coup de Sarkozy!

Si la ville est sale par défaut d'ambition immobilière c'est à cause des acquisitions faites avant 2004... on peut rêver en voyant tant de démagogie, ou pleurer.

 

Pour ce qui me concerne, j'ai tenté de poser une question sur le projet de Musée du Cinéma. Un héritage là aussi, certes, mais qu'il faudrait penser à gérer. Il y a un projet en gestation: promis pour mars 2012, la question fut repoussée à juin... et aujourd'hui les élus n'en connaissent toujours rien! Un an de perdu... avec les coûts inhérents: gardiennage, chauffage, taxe foncière. La Chambre Régionale des Comptes a souligné il y a peu de temps la bizarrerie qui consiste à payer des frais de maintenance pour un musée jamais ouvert... cela pouvait mériter une question?

 

Mais le Président Robert Richard ne l'entend pas de cette oreille: "Monsieur YOU, vous ne pouvez pas parler!"...

il est vrai que je ne suis QUE suppléant et que mon titulaire était présent en séance. Les fois précédentes, tout le monde convenait que je ne devais pas prendre part aux votes mais que je pouvais m'exprimer. Cette fois-ci c'est silence radio!

 

A l'issure des "débats", j'ai vu le Président Richard pour comprendre ce choix. Il m'a expliqué qu'ils avaient décidé "de ne plus être laxistes"; dorénavant ce serait ainsi...

Est ce conforme au Règlement intérieur? Personne n'en sait rien!

Dans l'attente de cette vérification, on retiendra que la majorité en place n'est pas franchement sûre d'elle même. Si tolérance il y avait, elle correspondait à un état d'esprit d'ouverture. Nous sommes maintenant au clair sur les motivations du moment: ces gens là ne veulent rien entendre; ils n'ont pas le goût de la confrontation des idées; ils pensent que c'est en cercle restreint qu'une bonne décision se détermine. Dont acte. Mais qu'ils ne reviennent plus,  la main sur le coeur, parler de démocratie participative et de recherche de l'intérêt général!

 

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 21:11

qatar_0.jpgA Basseau, la Ville est dans une drôle de stratégie.

Après la crise de la Régie Urbaine (déjà évoquée ici), au milieu d'une Opération de Renouvellement Urbain (ORU) totalement bloquée et fortement menacée, la Ville tente de reprendre la main.

Tout cela est peut-être tout à fait légitime... sauf que c'est maladroit et contre productif. La politique de la Mairie se limite à du tourisme de groupe, là où il faudrait une politique de décloisonnement. 

 

Je m'explique.

S'il y a une logique qui doit prévaloir pour accompagner les entreprises d'insertion ou les travaux de l'ORU, c'est d'aller au bout de la démarche.

Les clauses d'insertion dans les marchés publics sont là pour faire participer à des chantiers des personnes éloignées de l'emploi. C'est une logique de partage: un investissement public doit permettre une plus-value sociale. C'est le travail de la Régie Urbaine.

Les ORU sont là pour moderniser et décloisonner. C'est une logique de rencontre: un investissment public doit permettre de casser les ghettos. C'est pourquoi les ORU sont bien plus qu'une opération de voirie.

 

Cette semaine, on apprend par la presse locale que le quartier doit être redynamisé... Non, il ne s'agit pas d'avoir redéfini un projet qui remette du logement et des commerces... il s'agit du dynamisme revu et corrigé par la Mairie. Dans la bouche de l'adjoint au Maire, cela donne : un "désir de les faire sortir du quartier, tous ensemble"...

 

Comprenons nous bien. Il ne s'agit pas de critiquer un voyage en bus pour aller voir un match de foot à Bordeaux, cela n'aurait pas de sens, d'autant que cela n'a, en apparence, rien de politique.

Le problème c'est que la Mairie n'en soit toujours pas sortie de la logique du "faire sortir du quartier, tous ensemble" ! Ce qui fait une Ville, c'est la mixité, pas un "tous ensemble" qui reconduit un groupe fermé. Ce qui fait un dynamisme ce n'est pas de sortir du quartier en restant avec le même groupe; c'est justement la rencontre.

Un peu comme si l'on voulait construire l'Europe en remplaçant Erasmus par des voyages de classe: d'un côté on a une politique qui rapproche les personnes, de l'autre on a du tourisme. Ce n'est pas le même enjeu!

Lorsque les logiques de partage et de rencontre sont en échec, on se limite à de petites ambitions. On peut mettre des milliers de subventions pour colmater les brèches... cela ne résoudra rien. Au mieux, on parvient à se créer une petite clientèle. Mais rien qui ne soit à la hauteur du problème.

 

Le problème de ce pseudo "nouveau dynamisme" c'est qu'il se fait avec le sourire et le coeur sur la main. Ainsi apprend on, que la prochaine étape est culturelle. Fort bien! Enfin une politique culturelle dans cette Ville? Que nenni... il s'agit "d'aller visiter l'Institut du Monde arabe à Paris" !!!

La aussi, j'espère que mes lecteurs m'épargneront les lectures hâtives.

Ne serait -il pas judicieux, si l'on cherche un projet culturel, de monter un projet qui aille dans le sens de la rencontre plutôt que dans celui de la différence? N'y a-t-il pas place pour des visites au Louvre, aux Invalides, au Grand Palais, à l'Assemblée ou à la Villette si la destination est Paris? N'y a-t-il pas urgence à faire partager la culture française?

Ne peut on pas imaginer un tour par le Futuroscope si l'on veut du moderne?

Bref, peut on imaginer une politique qui ne renforce pas les logiques de clan et de bandes ?

 

Cette gentillesse aveugle a trop durée. Elle enferme les habitant d'un quartier pour en faire un ghetto. Cela ne sert à rien d'installer l'Ecole Municipale d'Arts Plastiques dans ce quartier si ce n'est pas pour faire oeuvres communes. Cela ne sert à rien de mettre une passerelle si c'est pour construire de nouvelles séparations.

Il faut sortir du clientèlisme pour passer à une autre étape. Une  politique renouvelée de la Ville est nécessaire, elle passe par un volet culturel qui renforce la politique urbaine. Mais cessons d'enfermer les habitants dans leurs origines.

 

Il est temps d'avoir une ambition partagée... et de permettre une alternance nécessaire. Oui "tous ensemble" mais, cette fois-ci, dans un vrai et profond rassemblement sur des projets d'ouverture.

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 07:32

place-basseau.jpgPhilippe Lavaud fut l'élu de Basseau.

Après avoir arpenté les immeubles et les tours, Philippe LAVAUD peut remercier les habitants de ce quartier.

On peut légitimement penser que son passage du conseil général à la mairie fut, notamment, lié à ce socle électoral.

Il faut dire qu'il en avait promis des changements.

Embauche, Ordinateurs, Avenir, Joie et Bonheur.... ceux que l'on interroge aujourd'hui évoquent un espoir trahi. 

 

A Basseau, les habitants ne vont plus attendre très longtemps. On les a trop enfumés. On s'est trop moqué d'eux.

Dernière en date: aujourd'hui mercredi 24 Octobre.

Ils sont nombreux, ceux qui pensent pouvoir utiliser quelques heures libres pour profiter de la "passerelle en fête" qu'ils ont découvert en page 5 du dernier numéro d'Angoulême Mag... (ici)

Programme alléchant: " les habitants seront invités à célébrer le nouvel équipement. Rendez-vous leur est donné, le mercredi 24 octobre, pour une inauguration et une déambulation en musique jusqu’à la rue de Basseau. Les acteurs de terrain comme le centre socioculturel seront associés à l’événement organisé par la Ville"

 

Pourtant, les habitants et commerçants ne vont rien voir. La fête est annulée, les troubadours sont restés chez eux... Certains, informés au titre de la préparation de cet évènement, ont cru comprendre que le Maire avait changé d'avis... pour attendre le Père Noël? Fêter les beaux jours? Toutes les rumeurs existent.

 

Je crois, pour ma part, que le Maire a capitulé devant son bilan. Comment faire la fête quand il y a tant de reproches? Comment imaginer rassembler des habitants alors que la dimension immobilière des travaux de l'ORU (Opération de Renouvellement Urbain) est au point mort?

Quelle misère que ce chantier où tout semble désormais incohérent: des voiries neuves mais sans immeubles, de la destruction mais pas de perspective de construction.

 

A l'inverse, il y a peu de temps, j'ai eu la joie de participer à l'inauguration du quartier de Ma Campagne. Presque cent millions d'euros, rassemblés par toutes les collectivités pour faire pièce à l'apport initial de l'Etat. Une vraie ambition politique qui se donne les moyens d'agir. L'oeuvre sans égale d'élus qui remontent les manches, à commencer par JL Borloo et les Maires. Borloo et ceux qui lui ont suivi: Boutin, Leroy et aujourd'hui Lamy. Les maires de la première vague et ceux qui ont suivi: Mottet et désormais Lavaud.

 

Mais lors de l'inauguration, notre maire d'Angoulême n'a pas eu un mot pour son prédécesseur et pour les initiateurs du projet. Rien. Nada. Tout est pour moi, comme si l'ORU était née de son esprit un matin de mars 2008.

C'est plus qu'une petite mesquinerie. C'est une vraie faute politique.

La rénovation urbaine devrait être une cause nationale qui nous rassemble tous. Transformer des ghettos en quartiers en liens avec les autres est une telle urgence que cela devrait faire l'objet d'une belle union sacrée. Philippe Lavaud a voulu tirer la couverture à lui, cela illustre une personnalité.

 

Avec ce petit jeu, Philippe LAvaud va devoir affronter une réalité délicate: l'ORU est un succès lorsque le projet n' a pas été freiné par son arrivée (c'est le cas de Ma Campagne); l'ORU est en difficulté là où M.Lavaud  a cherché à en faire son objet (c'est le cas de Basseau).

Sur le site de la Ville (ici) on trouve quelques précisions sur le planning revu et corrigé par le nouveau Maire...

Planning prévisionnel :

 2010 : Etudes
 Début 2011 : Démarrage de la phase de préparation de chantier.

 

Mais, depuis 2008, signature de la Convention ORU de Basseau, que de temps perdu! Que d'occasions ratées pour montrer que ce quartier est pris en compte sérieusement! Il ne s'agit pas seulement de deux années de perdues. Il s'agit d'une remise en cause complète de tout le projet!

Comment va-t-on permettre aujourd'hui à Logélia de trouver les fonds nécessaires pour lancer des travaux au point mort?

Va-t-on tenir la promesse d'un bureau de poste et de nouveaux commerces?

 

Toutes les hypothèses circulent, et elles ne sont pas positives. L'ORU a du plomb dans l'aile. Il aurait fallu laisser le projet se déployer comme celui de Ma Campagne, plutôt que de vouloir tout refaire... le risque du blocage est devant nous. La fête est finie... on nous promet de la repousser plus tard. Nouvelle promesse, mais plus personne n'écoute.

 

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