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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 08:00

200px-Jean-christophe-fromantin

En Octobre dernier, j'avais invité Jean-Christophe FROMANTIN à visiter la Charente et à nous livrer sa vision de la place de la France dans la mondialisation (cf ici).

A l'heure actuelle, face à une gauche qui domine désormais notre pays, de grands médias évoquent son rôle déterminant dans la recomposition de la droite et du centre (cf Le Point du 10 mai 2012: ici).

 

Je suis heureux qu'il marque par cette interview son soutien à ma candidature.

Il y a aujourd'hui un besoin de cohérence que j'assume en me présentant comme élu de territoire face à des candidatures d'appareils.

Au delà de son soutien, je profite de cet article pour évoquer une de mes propositions pour cette campagne: le souhait de voir la Charente rentrer dans une nouvelle et grande région pour axer notre développement sur la proximité avec la métropole européenne qu'est Bordeaux.. J'aurai l'occasion d'y revenir pendant la campagne mais il me semble impossible de parler de territoires sans évoquer cette dimension primordiale.

 

1/ Jean-Christophe Fromantin vous avez été élu "élu local de l'année" en 2011 notamment par votre vision de la place de la France dans la mondialisation et pour le lancement de "territoires en mouvement"... autant de choses que vous avez présenté et expliqué à Angoulême en Octobre dernier. Pouvez-vous nous dire comment nos territoires, ruraux pour ce qui est de la Charente, peuvent se faire une place dans le marché mondial?

 

Je pense que nous pouvons profiter de la mondialisation si nous veillons à avoir des productions qui soient riches de nos traditions et de notre histoire. Si c’est pour faire un bout de tissu, les chinois le feront à meilleur prix. Mais s’il s’agit d’un produit plus qualitatif, nous avons dans nos territoires des atouts qui valorisent nos productions. Ce sont des avantages compétitifs incomparables ! La plus petite PME peut aujourd’hui vendre à l’autre bout du monde. Les populations des différents pays du monde attachent beaucoup de valeur à un produit français… à nous de mettre nos PME sur le marché mondial. Nos patrons de PME ont du génie… mais c’est au politique de construire les infrastructures (numérique, accès aux marchés sur internet, perfectionnement en anglais…).

IMG_1282.JPG2/ vous évoquez l’idée que nous devons revoir notre carte territoriale pour avoir de grandes régions.

Pour ce qui nous concerne, notre avenir va sans doute sur une large région centrée sur Bordeaux qui s'appuierait sur des symboles qui sont connus dans le monde entier: le Cognac, l'Atlantique... comment voyez vous concrètement se faire cette réforme majeure et indispensable?

 

Cette question est fondamentale. Aujourd’hui personne dans le monde ne sait situer Poitou-Charentes ou Poitiers, la 83è ville de France. Par contre, tout le monde sait où est Cognac et ce qu’est l’Atlantique. L’histoire et la géographie sont des atouts si on sait les utiliser. La nécessité de grandes régions est double : dans une logique de « marketing territorial », il faut chercher à avoir un nom qui parle au monde ; dans une logique de dynamisme, les espaces ruraux peuvent profiter de leur proximité avec des métropoles européennes. Vous avez une filière magnifique en terme de packaging, cela n’est pas sans lien avec votre histoire dans le papier et votre proximité avec Cognac. En terme institutionnel, la réforme dépend de volontés politiques claires. Les présidents de Région vont-ils continuer à bloquer ? Ou va-t-on voir ici et là des élus qui seront capables de dépasser leur pré-carré pour une logique plus forte ?

A un moment donné les électeurs comprendront que la défense de nos emplois et notre recherche de dynamisme doivent primer sur la conservation des postes de nos élus.

3/ vous avez été le symbole de l'authenticité en politique et du refus des étiquettes politiques en devenant maire de Neuilly en 2008 contre les projets de l'UMP... en quoi est ce nécessaire aujourd'hui de refonder la politique sur des hommes et des femmes libres, reconnus pour leur engagement sur la durée pour un territoire?

 

Les appareils sont en échec car ils privilégient les logiques nationales aux intérêts locaux. La crise de confiance des français envers la politique doit beaucoup aux parachutages ou à cette espèce de cooptation continuelle où l’on devient candidat simplement parce l’on a un soutien ou un parent dans la place… c’est le contraire de la méritocratie.

Si on y réfléchit bien, un élu qui doit son mandat à son étiquette cherchera à être fidèle aux caciques de son parti. Il est pieds et poings liés. Un élu choisi pour son travail de terrain ne sera fidèle qu’à son territoire. Il pourra voter contre son parti si les tendances parisiennes ne vont pas dans le bon sens.

Tout se tient : être élu pour une étiquette c’est privilégier les querelles politiciennes sur le service à la population. De plus en plus, je pense que les territoires auront des élus libres parce que les électeurs feront le tri.

 

4/ vous avez souhaité apporter votre soutien à la candidature de Vincent YOU sur la 1ère circonscription. Pourquoi ?

 

fromantin-et-vy-2.jpgJe connais Vincent pour son attachement à la Charente. Je l’ai rencontré pendant son travail sur le G20, justement pour cette réflexion sur les territoires et la mondialisation. Après cette parenthèse, il a choisi de revenir travailler chez lui… cela montre qu’il a privilégié son territoire et son ancrage local aux sirènes parisiennes. Ce n’est pas si fréquent. Par ailleurs, je suis sensible à son métier : il est directeur d’hôpital. La question des services publics est importante en zone rurale. Je crois que c’est toujours une bonne chose de choisir un élu qui a un métier et qui ne limite pas son expérience aux réseaux dans son parti.

Pour moi, le renouveau de la droite et du centre passe par une génération nouvelle qui construira sa légitimité sur son enracinement local.

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Published by Vincent YOU
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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 12:41

Bandeau-VY-legislative--4-.jpgC'est désormais officiel, je suis candidat aux élections législatives sur la 1ère circonscription de la Charente.

C'est un choix lourd, longtemps réfléchi, qui découle d'une discussion approfondie avec mes amis d'Angoulême Ambition. Nous nous sommes réunis le lundi 23 avril pour peser le pour et le contre. A l'unanimité de la vingtaine de personnes présentes, tous ont accepté de soutenir ma candidature. C'était le signal que j'attendais.

J'ai la conviction que la Charente tourne en rond et que cela provient notamment d'une routine imposée par les grands appareils politiques. Nos faiblesses viennent parfois du manque d'ambition de nos élus.

Pourtant, face aux crises, il n'est plus possible de rester dans la routine.

 

Il y a deux logiques en politique: une logique d'appareil, qui fonctionne par cooptation. Et une logique territoriale, qui implique du travail dans la durée et de la créativité.

Je me place résolument dans cette seconde démarche.

Je suis un élu local impliqué, j'ai montré une certaine liberté de parole et le souci de savoir travailler avec tous.

Je veux mettre cette liberté de parole et d'action au service de la Charente.

 

Mon parcours professionnel et politique n'est un secret pour personne.

Je ne vis pas de la politique, car c’est une condition pour être libre. Après avoir été directeur financier de Girac,  j’ai eu une parenthèse temporaire pour une expérience en cabinet ministériel et dans la préparation du G20. Depuis, je suis revenu travailler auprès de ceux qui m’ont élu Conseiller Régional en 2010 et je suis directeur d’un hôpital de proximité en Charente.

Mon engagement politique est marqué par deux sources : mon soutien initial pour Philippe Séguin dont j’ai toujours apprécié la hauteur de vue ; mon amitié fidèle pour Christine Boutin dont j’ai été le chef de cabinet au Ministère. Malgré leurs différences, ces deux profils se rejoignent par leur exigence de cohérence et la volonté farouche de ne pas céder à la pensée unique. Membre du PCD, je serai donc enregistré comme tel à la Préfecture car cela reflète ce que je suis. Mais ma candidature n'est pas celle d'une logique nationale. Je ne suis pas du genre à réciter les "éléments de langage" de tel ou tel parti. Ceux qui me connaissent le savent; les autres finiront par comprendre : il y a d'autres logiques en politique que celles des apparatchiks.

 

Cette double filiation me donne aussi des obligations. Soyons très clair: je pense que ma candidature peut renouveler et réveiller la droite en Charente. Chacun mènera sa route et portera son projet. Mais notre adversaire unique reste la gauche qui triomphe par ici malgré la faiblesse de son action. Je m'engage donc aujourd'hui, si je devais me trouver derrière la candidature officielle de l'UMP, à mettre tout mon dynamisme personnel pour contribuer à un vrai rassemblement au deuxième tour. Je crois pouvoir espérer que la réciproque soit vraie...

J'entends bien quelques critiques: "il ne faut voir qu'une tête", "il faut une investiture", "quel égocentrisme!"... certains iront sans doute de leurs attaques. Mais cela ne doit pas suffire à maintenir une lente routine mortifère.

A ma façon, je suis comme le Petit Poucet de nos contes. Pour sortir de la disète et de l'ombre, il faut s'engager et poser un à un ses petits cailloux. Si la route s'ouvre, elle bénéficiera à tous...

 

"on le méprise, on le raille, on le pille;

quelquefois cependant c'est ce petit marmot

qui fera le bonheur de toute la famille"

 

A ma façon, je compte être un homme libre qui fera ses choix sans en référer à des hiérarchies partisanes : je veux continuer à être à vos côtés pour construire.

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 18:36

906722_france2012-elections-ump-sarkozy-meeting.jpgEncore 13 jours avant de connaître le visage de celui qui sera le prochain président de la France.

N'étant ni Sarkolatre ni Sarkobéat, je tiens à exprimer les raisons de mon vote en sa faveur.

Certains savent que ma carrière hospitalière a eu une parenthèse de trois ans durant laquelle j'ai été chef de cabinet de Ministre du Logement et de la Ville puis rapporteur dans le cadre de la préparation du G20.

Je tire de ces deux expériences un souvenir nuancé sur l'exercice du pouvoir dans un monde ultra-médiatisé mais aussi une conviction claire qui guide mon choix du 6 mai.

Sans avoir la prétention de détenir la vérité, je veux témoigner de deux points qui me semblent décisifs:

 

1/ dans un monde compliqué, SARKOZY est un chef qui sait entendre et défendre les aspirations populaires.

La vie gouvernementale est ainsi faite que la continuité des administrations pose le risque permanent de voir les bonnes idées bloquées par  les noeuds à la tête des chefs de bureau et autres sous-directeurs. Rien de grave en soi, ce n'est pas un complot larvé de gratte-papier. C'est le poids de la complexité et aussi un peu la lourdeur d'un Etat qui sait davantage contrôler qu'impulser. Dans ce contexte, inutile de dire que les attentes populaires sont écrasées. S'il n'y a pas  un rapport officiel pour attester le contraire, le réel n'existe pas. On voit donc bien souvent des Ministres éminemment sympathiques se casser les dents sur ce mur. Et c'est ainsi que le fossé se creuse entre l'électorat et ses représentants. Je peux dire que Nicolas SARKOZY non seulement a conscience de ce gouffre mais qu'il sait faire en sorte de le limiter. Que ce soit sur la facilitation de l'accès à la propriété, la politique d'hébergement pour les SDF ou le développement d'une politique de la Ville renouvelée autour des centres "Défense Deuxième Chance", je peux dire que les arbitrages politiques qu'il a donnés ont permis une impulsion que Bercy redoutait, bien quelle fût nécessaire. C'est un Président qui décide, pas un roi fainéant. Certains on pu parler d'omni-président, j'ai moi plutôt constaté une vraie capacité à pousser les lignes pour franchir les barrières.

Pardon de dire à ceux qui soutiennent HOLLANDE qu'ils ne peuvent avoir aucune certitude sur ce point et qu'il est même plutôt permis de douter du patron qu'il serait...

 

2/ dans la mondialisation actuelle, SARKOZY a su remettre la décision politique au premier plan. C'est peu dire qu'il y a une prise de conscience de ce que Philippe SEGUIN avait nommé le "Munich social". Pendant trente ans, les gouvernements français successifs n'ont cessé de penser que le libre-échange n'appelait aucun équilibre. Il fallait ouvrir sans limites les frontières pour ne pas être ringard. J'ai eu l'occasion d'évoquer avec Henri GUAINO cette bizarrerie: pendant tout le temps de mon travail pour le G20, je n'ai jamais trouvé quelqu'un qui sache justifier de notre choix de laisser rentrer la Chine dans l'OMC. Alors on m'objectera que le G20 n'est pas un gouvernement (ce qui n'est pas souhaitable) et que sa prise de décision est lourde et parfois tardive. C'est une certitude, tout en restant un problème. Mais je voudrais partager avec vous une anecdote. Le 28 mai 2011, je participais à une "réunion de haut niveau" sur la dimension sociale de la mondialisation (attention! je n'étais que l'accompagnateur de Christine Boutin qui y présentait certaines propositions).

Les débats tournaient notamment autour de la question du respect des droits fondamentaux et de la nécessité de mettre celles-ci au même niveau que les règles commerciales. Un vrai débat politique avec des chinois et indiens qui appuyaient sur le frein!

A l'heure du déjeuner, je me suis retrouvé assis à côté de la secrétaire générale de l'AFL-CIO (les syndicats américains). Je me souviendrais toute ma vie de sa remarque: "Votre Président est étonnant: chez nous il serait classé à l'extrême-gauche!" ce qui fit beaucoup rire les chinois de la table...  Je veux bien rêver de "renverser la finance" et "remettre l'argent à sa place" mais il faut aussi voir comment pense le reste du monde. Aujourd'hui, je crois profondément que les mots qui furent les siens étaient aussi et d'abord ceux de toute la tradition française. SARKOZY parlait avec verve et talent, mais ses mots dépassaient son personnage pour donner corps à la France. Pour tous les diplomates et politiques présents ce jour là c'était une évidence: on retrouvait la France!

 

Pour moi, c'est un point capital de mon choix. Nicolas SARKOZY a montré sur la scène internationale qu'il savait incarner la France. Pas une puissance moyenne, pas seulement un des 27, pas un allié ou un adversaire mais un pays bien particulier, riche d'une histoire hors normes et porteur de valeurs universelles.

Pardon de dire à ceux qui soutiennent François HOLLANDE qu'ils n'ont aucune assurance que celui-ci soit capable de porter haut et fort ce qui fait notre pays...

 

En m'adressant aujourd'hui à tous les charentais lecteurs de ce blog (les autres sont bienvenus aussi ;-)) je veux avoir en particulier un mot pour ceux qui ont choisi au premier tour les bulletins BAYROU, DUPONT-AIGNAN ou LE PEN.

Pensez-vous que les valeurs de la France puissent être aujourd'hui une variable d'ajustement? Pensez-vous que la France a encore des choses à dire au monde? Pensez-vous que nous puissions confier la magistrature suprême à quelqu'un qui n'a aucune expérience de haut niveau? Pensez-vous que le candidat HOLLANDE ait montré sa capacité à décider, son sens politique pour faire bouger les lignes et son énergie pour convaincre?

 

Chacun fera son choix. Mais on ne peut pas vouloir sortir de la dette, retrouver une légitime fierté nationale ou réussir la réforme fondamentale de notre système éducatif sans avoir montré quelques capacités.



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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 12:28

7-morts.jpgTrois crimes successifs, deux jours de trêve politique et, dès ce matin, un suspect et une polémique.

La trêve aura peu duré. Aujourd'hui la campagne présidentielle a déjà repris sa place. Certains y verront un symbole positif : celui d'un pays démocratique qui est plus fort que la folie meurtrière d'un homme.

 

Pour ma part, je trouve que les débats de ces derniers jours ont laissé place à de sérieux dérapages qui doivent être dénoncés.

Le premier dérapage c'est celui de François Bayrou: à l'heure du recueillement devant l'école ensanglantée, alors que l'enquête suivait son cours, celui-ci n'a rien trouvé de mieux que de dire, finalement, que tout venait de Sarkozy et de son discours de Grenoble!

Autant je ne suis pas un adepte de ce fameux discours (je l'ai dénoncé en son temps ici ), autant cette polémique mal venue me semble détestable. Bayrou c'est finalement celui qui prêche toute l'année l'union nationale mais qui n'est pas capable de se taire lorsque les gens pleurent. Il avait déjà fait le coup en étant seul à critiquer la mise en berne des drapeaux pour la mort de Jean-Paul II... c'est un récidiviste de la démagogie au milieu du recueillement, ce qui est un peu gênant lorsque l'on prêtant être un homme d'Etat!

 

Deuxième dérapage chez Marine Le Pen. Dès ce matin, elle propose d'organiser un référendum sur la peine de mort. Chez Le Pen, les morts ne sont pas enterrés qu'on  appelle déjà au vote et à la vengeance... quelle bassesse! Je ne suis pas de ceux qui pensent que tout ce qu'elle dit est à jeter ou qu'il ne faudrait prêter attention à aucune des souffrances qu'expriment ses supporteurs. Il faut parler de tout, rejeter absolument la pensée unique sans pour autant laisser les Le Pen mener la danse.

Par contre passer aussi vite, là aussi, du deuil à l'appel à la mort est révélateur d'une façon de faire où la raison est au second plan. Le choix n'est pas celui de l'expression d'une conviction: c'est celui de jouer avec les doutes et les angoisses que provoquent des émotions aussi fortes...

Comment voir les choses autrement? Mme Le Pen essaye de se refaire une santé en exploitant la colère des uns et la peur des autres.

 

21.03_enterrement-israel-Capture-ecran-BFM-TV-930x620.jpg_s.jpgQuelles vraies réponses de fond peut-on porter à ceux qui sont capables de tuer de sang-froid des enfants et ceux qui nous protègent?

Pour moi, il s'agit de reconstruire des valeurs de cohésion. Le fanatique c'est souvent celui qui se jette dans la violence et le terrorisme pour répondre à une société qui ne porte plus que la consommation ou le culte de l'ego. Le triomphe de l'individualisme provoque  le geste fou de celui qui préfère se suicider pour une cause qui le dépasse. Une société sans repères qui ne sait plus transmettre ses valeurs et son histoire a deux types d'enfants: les zombies et les fanatiques (j'emprunte l'expression à Finkielkraut dans La défaite de la pensée... un ouvrage de 1987 qui gagne à être relu!)

Les vraies réponses politiques sont donc à chercher dans ce qui fera que nous cesserons d'être une société de marché pour retrouver un projet collectif. J'ai déjà évoqué ( ici ) quelques pistes lors du drame de Soyaux, elles me semblent toujours d'actualité: 

1/ Cesser de nous flageller pour réapprendre à faire aimer la France et ses valeurs:  retrouver le sens de l'autorité et distinguer ce qui relève de l'instruction et de l'éducation pour restaurer l'école dans ses missions et mieux responsabiliser les parents. Le choix de la violence c'est souvent le choix de celui qui ne trouve pas sa place et qui ne sait pas se faire comprendre autrement que par les coups...

2/ Recréer un service national obligatoire qui soit un temps d'effort pour les autres, de cohésion et de transmission; mais aussi une année donnée qui permette de revitaliser nos territoires (dans mon idée, ce service devrait être piloté par la gendarmerie mais construit en lien avec tous les services publics locaux; les armées sont axées sur la projection, elles doivent le rester).

3/ Cesser de penser que la vie est un long fleuve tranquille et la modernité un temps sans conflit: nous avons des ennemis; ils doivent savoir que nous savons être plus forts que leurs cris et leurs méthodes. Ceux qui moquent nos soldats ou ne leurs accordent pas les moyens de travailler  sérieusement doivent aujourd'hui se remettre en question.

 

Espérons que, de ce drame, sorte aussi un bien: celui d'un débat politique qui affrontera des vraies questions de fond. Il va désormais être difficile de se satisfaire d'une joute où les uns et les autres se limiteront à proposer une taxe ici ou une réformette par là...

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 13:43

Le débat est désormais lancé : faut-il un Busway de 103 millions d’euros pour le Grand Angoulême ?

Pour ce qui me concerne, j’ai la conviction que les questions de mobilité gagnent à être revues régulièrement. La modernisation est nécessaire, tant nos attentes augmentent de jour en jour. Mais quel sens donnons-nous à l’idée de modernisation ?

De plus en plus, j’ai la conviction que l’idée d’une modernité anonyme et froide est désormais dépassée. Etre moderne, ce n’est pas couper les liens, c’est choisir d’en créer. Etre moderne, ce n’est pas le tout-technologique, c’est utiliser la technique pour multiplier nos occasions de garder un contact direct avec la nature et notre patrimoine historique.

IMG_2030.JPGCeci n’est pas sans conséquence : vouloir des schémas modernes de mobilité est une nécessité. Mais vouloir que le tout collectif écrase la proximité est une erreur. Vouloir que la dernière mode occasionne des coupes claires dans la verdure de la ville est une faute politique.

Avant toute chose, nous devrions voir que la crise mondiale que nous traversons ne nous place pas hors du monde. En Charente comme ailleurs, l’heure n’est plus à la dépense irraisonnable mais aux stratégies d’investissement.

Pour Angoulême, nous devrions voir les choses en face : les transports ne sont pas une faiblesse ; c’est même plutôt un atout !

Ce n’est pas moi qui le dit, ce n’est pas une impression au doigt mouillée : c’est le résultat d’une enquête annuelle très sérieuse menée par l’Union des Transports Publics.

Nationalement des ratios de performance des réseaux de transport sont calculés chaque année en fonction de la taille des agglomérations. La STGA figure dans les réseaux d'agglomération de 100 à 140 000 habitants.
Au sein de cette catégorie de 38 réseaux, les derniers chiffres donnent une idée des performances de la STGA :

Offre de service (nombre de kilomètre par habitants et par an) : la STGA est 1èr parmi les 38 réseaux !

Productivité : la STGA se classe 2ème, que ce soit en terme de productivité par agent ou par bus !

Fréquentation (nombre de voyages par an et par habitant) : la STGA se classe 3ème sur 38…

Notre particularité est de réussir à associer le service à la population et la productivité : pas facile d’arriver à être à la fois le réseau le plus utilisé et le plus productif !  On doit, certes, toujours chercher à améliorer l'existant mais peut-on en faire une priorité politique ? Pourquoi investir 103 millions pour un domaine qui n’est pas, loin s’en faut, un problème majeur ?

 

103 millions: c'est deux fois l'encours de la dette du Grand Angoulême... sommes nous bien dans le meilleur moment pour aller dans ces excès?!

 

Le débat ne fait que commencer. Angoulême Ambition a fait le choix d’interroger les habitants du Grand Angoulême pour que la concertation qui s’ouvre ne se limite pas à cinq réunions sans suites.

D’ores et déjà : je vous encourage à nous rejoindre dans cette action en signant la pétition suivante :

 

"NON, un Busway de 103 millions d'euros n'est ni prioritaire ni pertinent pour Angoulême et son agglomération!

 

IMG_2032.JPGPar ailleurs: le "Centre d'inforamtion pour la Vérité sur le Busway" est désormais ouvert au 90 rue de Périgueux à Angoulême.

Il est accessible le lundi de 15h à 18h30.

Les mardi, mercredi, jeudi et vendredi de 10h30 à 12h30 et de 15h à 18h30.

Le samedi de 10h30 à 12h30.

Vous pourrez y trouver toutes les informations pour comprendre ce qui va arriver dans votre rue ou dans les rues adjacentes. A bientôt!

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 07:26

header6.gifTrop tôt? trop seul? pas comme il faut?

A force d'entendre les critiques déguisées en conseils, nous aurions pu rester chez nous.

Trop froid! Trop fatiguant! Pas toujours très pacifique...

 

Mais l'ambition mêlée à l'espérance sont plus fortes que la tentation du repli.C'est pourquoi, Jean-Philippe POUSSET le Président de "Angoulême Ambition" a raison de nous inviter à l'engagement sur le nouveau site mis en ligne ce matin ( ici )

Notre Ville, nous y vivons, nous y travaillons... bref, pour nous c'est bien plus qu'un découpage administratif ou un bout de circonscription. C'est notre Ville et nous n'entendons pas nous laisser imposer les choix qui la concernent.

 

Ce soir à partir de 20h au Logis de Lunesse, nous aurons l'occasion de nous présenter. Quelle équipe à ce stade? Quelle méthode? Pourquoi commencer maintenant?

Nous évoquerons notamment le fameux projet de Busway, cette idée folle qui consiste à croire que nous aurions une tirelire et qu'il n'y aurait pas de meilleur idée pour l'avenir que de la casser pour construire 19km de voie spécifique réservée à un gros bus au diesel...

 

Alors que la décision n'est pas encore prise, il est urgent que les habitants soient informés sur ce qui se prépare pour eux, chez eux. Ce soir, c'est la première étape d'une vaste action ambitieuse: soyez les bienvenus!

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 21:56

l-arbre-le-maire-et-la-mediatheque-2143_L.jpg"Il pleut, il neige, c'est la faute à la grenouille!"

Pendant quelques heures, j'ai cru qu'il était trop facile de mettre le blocage de la Ville sur le dos du maire...

et puis, à force de croiser des habitants qui m'alertaient, j'en suis arrivé à la conclusion qu'il y avait effectivement une carence.

Il ne s'agit pas pour moi de montrer du doigt les services techniques qui courent depuis la première alerte. Il ont déjà assez à faire pour comprendre ce que l'on attend d'eux; nous les connaissons appliqués et déterminés; point n'est besoin de les accuser: ce n'est pas l'implication personnelle qui est en cause, c'est le pilotage général!

 

Ce qui a fait défaut, outre les questions d'équipement justement pointées par les élus de l'opposition (ici), c'est une volonté de gérer le risque et de prévenir les problèmes.

En d'autres temps, on a vu une cellule de crise, sous la présidence du maire et en présence des adjoints concernés, se mettre en place pour veiller à cibler les interventions sur les lieux les plus importants.

En d'autres lieux, on voit les élus mouiller la chemise, pour être ceux qui font les choix, c'est d'ailleurs pour cela que certains les ont choisi...

En d'autres circonstances, on voit les élus crier contre les désengagements de l'Etat... on pouvait espérer la même énergie pour louer en amont du matériel complémentaire, comme cela fut déjà le cas dans le passé, ou pour éviter des consignes hasardeuses comme celle de stopper l'action des services après 6h du matin... les équipes du conseil général ont eu d'autres consignes: dont celle de mettre ensemble sel et gravillons ce qui améliore l'adhérence des véhicules... dommage que les élus d'Angoulême aient quitté leur responsabilité!

 

photo-alliat--2-.jpgDepuis hier, les "gens d'en bas" pensent qu'il n'était pas prioritaire de donner la consigne de déblayer la mairie alors que des axes majeurs étaient bloqués... cf photo ci-jointe prise par un ancien adjoint que j'ai croisé Dimanche vers 15h30 alors qu'il faisait la même promenade  que moi...

 

Des habitants d'Angoulême m'ont fait part de leur désarroi. Certains en constatant des incohérences préjudiciales. J'en retiens une: " les élèves de Charles Coulomb se transforment en bon samaritains de la route pour permettre à la rue de Montmoreau de rester ouverte".... mais il n'était pas illogique d'attendre que les services soient orientés sur ce type d'axe avant de viser l'accès au cabinet du Maire!

 

Au fond, cet épisode permettra de bien illustrer un point du prochain tract que nous préparons:

"L’accumulation des projets démesurés alors que votre vie quotidienne est abandonnée : propreté, voirie, entretien du tunnel, sécurité ... "

On aimerait bien que les élus soient préoccupés par nos préoccupations et qu'ils tournent le dos aux rêves magnifiques qui n'ont d'autre effet que de plombler notre avenir!

 

Il faut pourtant être très clair: derrière la panique du moment et le sentiment d'abandon que vivent des angoumoisins qui se souviennent d'être aussi des contribuables, il y a le choix de Monsieur le Maire de mettre la priorité sur des "grands investissements":

Pour notre Maire qui doit s'inspirer des caricatures de Rohmer nous en sommes là " je veux déjà le busway pour votre bien, ne me demandez pas aussi de penser à votre vie de tous les jours!!!"

On peut dire que le Busway va changer la vie; on aimerait surtout que la majorité en place commence par se préoccuper de notre quotidien qui est une composante de notre bien-être...

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 20:37

maires-enseignants.jpgMadame la Préfète,

 

Dans le cadre de la journée de grève du 31 janvier dernier dans les établissements scolaires du premier degré, je n’ai pas constaté que la ville d’Angoulême ait mis en œuvre le service minimum d’accueil instauré par la loi du 20 août 2008.

 

Ne disposant pas d’information sur le taux de grévistes dans les établissements de la ville, je ne suis pas en mesure de savoir si ce dispositif devait être mis en œuvre lors de cette journée de grève ou des précédentes.

 

Néanmoins je m’étonne que la municipalité d’Angoulême, qui avait pris l’engagement en décembre 2010, à la suite de l’arrêt de la Cour d’administrative d’appel de Bordeaux du 26 octobre 2010, de mettre en place le service minimum, soit, depuis, restée silencieuse.

 

Aucune annonce de décision n’a été faite par le maire ou par son adjointe en charge des affaires scolaires. Aucune mesure n’a été annoncée lors du débat d’orientations budgétaires de l’année 2012 qui s’est tenu le mercredi 1er février dernier. J’en déduis qu’à ce jour, le maire d’Angoulême continue de refuser à se conformer à la loi.

 

Pourtant il s’agit d’une obligation légale pour laquelle l’Etat s’engage à apporter une compensation financière substantielle (article L. 133-8 du code de l’éducation). Obligation qui répond à la volonté d’assurer un service public de qualité et aux besoins de parents souvent dépourvus de solutions. De plus des communes disposant de moyens moindres se sont conformées à cette loi (par ex : Soyaux et Châteaubernard).  

 

J’ai à plusieurs reprises, à l’appui d’exemples, sollicité le maire et son adjointe aux affaires sociales pour qu’ils proposent ce service aux parents d’élèves. En vain.

 

Dans ces conditions, je m’en remets à vous, représentante de l’Etat dans le département, pour veiller au respect des lois par les collectivités locales. Vous n’êtes pas sans savoir que ce refus municipal pénalise de nombreuses familles qui ne demandent rien d’autre que de pouvoir vivre dans une ville où s’applique la loi républicaine. Je vous remercie de bien vouloir vous assurer que la ville d’Angoulême a pris les dispositions nécessaires à la mise en œuvre du service minimum d’accueil en vue des prochains mouvements de grève dans les écoles primaires.

 

Je vous prie d’agréer, Madame la Préfète, l’expression de mes très sincères salutations.

 

 

Vincent YOU

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 00:49

Tout-le-monde-dit-I-love-you-1997_diapo_full_gallery.jpgCe matin Daniel Sauvaitre l'avait mauvaise. Pas à moitié, pas comme un matin où l'on se lève du mauvais pied! Sans doute une vraie colère, comme celle que l'on n'arrive pas à cacher derrière des bons mots et des attaques mesquines mais frontales.

 

De quoi s'agit-il? Le billet du jour (ici) du dit Daniel se terminait par ce jugement définitif :  "il est temps d’arrêter de s’astiquer le pistil et de taper concrètement dans la butte. Amen" ... Ce qui faisait remarquer à Charente Libre "Le titre du billet de Daniel Sauvaitre? "I love You". Vu le contenu, "Fuck You" aurait été plus juste"...

 

Faut-il crier au scandale? Faire ma Nadine Morano pour demander des excuses publiques? Remarquer qu'il est original de commencer une campagne législative en criant contre un compagnon?

 

Je ne soulignerais que trois points.

Tout d'abord, cette polémique a un bon côté: elle permet de redire qu'il y a dans chaque famille politique des sensibilités différentes. Pour ma part, je me retrouve dans le christianisme social. Daniel est libéral. C'est son droit. C'est le mien. Je revendique celui d'exprimer des convictions et j'espère que personne ne rêve de pouvoir m'enfermer dans des stéréotypes réducteurs. Daniel a commencé son engagement politique avec Madelin, moi avec Philippe Séguin. Je suis aujourd'hui aux côtés de Christine Boutin, Daniel n'a plus d'adresse. Ce n'est pas illogique que nous soyons parfois en désaccord! Cela ne devrait pas forcément impliquer une grosse colère publique et des mots choisis qui en disent long sur celui qui les utilise...

 

Pour être encore un peu plus précis, Daniel me reproche d'avoir mené une mission à la demande de Ségolène Royal. D'autres esprits caporalistes m'ont déjà fait le même couplet. Certains de gauche, me reprochent de critiquer parfois celle qui m'a confiée cette mission. D'autres, à droite, m'accusent de changer de camp! Heureusement, dans un cas comme dans l'autre, ils sont très minoritaires. Je crois pour ma part, que je peux sans me vendre faire des propositions à ma Présidente du Conseil Régional; et que je peux, sans mesquinerie, critiquer ce que je ne partage pas de sa politique. Je suis dans l'opposition, pas dans la guerre civile. Et je dois vous faire l'aveu que je trouve cela nécessaire et légitime.

 

Mais Daniel va sans doute plus loin. Alors qu'en bon petit soldat, il rappelle tout l'intérêt des réflexions menées par la commission Stiglitz-Sen-Fitoussi sur "la mesure de la performance et du progrès social" (ce travail était, il est vrai, une commande du Président SARKOZY), il m'assassine pour avoir cherché à en proposer une application locale... Pas seulement parce que la commanditrice était cette fois-ci Ségolène Royal, mais parce que j'aurai commis un crime de boboïsation en donnant la parole à des charentais (voir le site dédié: ici). Certains y parlent de la santé, de l'équilibre entre famille et travail, d'autres du contact avec la nature, de la mobilité, de la nécessité de pouvoir parfois prendre son temps... ou du besoin de pouvoir vivre de son travail et non de subventions... où sont les bobos là dedans? Est ce celle-ci qui parle du besoin de retrouver des valeurs communes et le sens de la laïcité? Celui là qui évoque le besoin d'esprit d'équipe?

J'ai une conviction: la colère de Daniel ce n'est pas tant que l'on cherche à travailler sur le bien-être. Ce n'est pas qu'un tropisme ultralibéral qui considère qu'il n'y a que le compte d'exploitation qui dise quelque chose de la vie humaine... la colère de Daniel c'est de voir resurgir un thème qui a valu sa notoriété à ma collègue Véronique Marendat! Véronique est maire de Segonzac, la première commune de France a être labellisée Cittaslow... c'est à ce titre que je lui ai donné la parole sur le blog en question. Mais Véronique a aussi le projet de mener une candidature aux législatives sur les terres que convoitent le fameux Daniel! Cela mérite bien les jeux de mots foireux et les grandes envolées!

 

Alors il n'y a qu'un mot: Merci!

Merci d'avoir souligné par tes outrances qu'il y a en Charente des élus qui ne considèrent pas que le bien-être soit un hors sujet politique! Non, la recherche de ce qui fait la richesse de notre humanité n'est pas une gaminerie loufoque... et oui: il y a des choses qui n'ont pas de prix et que nous devons prendre en compte!

Merci d'avoir permis de souligner qu'il y a à droite et au centre des élus qui ne restent pas figés sur la doxa libérale, comme si nous ne traversions pas une crise qui méritent que l'on s'interroge un peu!

Merci d'avoir montré qu'il y a plusieurs façons de gérer la diversité dans une famille politique; certains qui perdent leurs nerfs pendant que les autres proposent...

 

Si 2012 pouvait servir à départager ces deux groupes là, ce serait une excellente chose. Merci Daniel, bonne chance Véronique!

 

Daniel, si tu me lis, je n'ai qu'une solution à te proposer: prenons un verre ensemble ! Cela te fera digérer, vider ton sac si besoin, mais surtout toucher du doigt que le bien-être n'est pas un accessoire sans intérêt.

A chacun ses conclusions...


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Published by Vincent YOU - dans Charente
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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 23:07

Créer un indice du bien-être?!!!

Cela peut paraître secondaire... Pourtant cette réflexion est au coeur des questions que nous pose la crise... Comment orienter nos politiques sur le temps long? comment dire ce qui a du prix pour nous aujourd'hui? comment poser des choix politiques qui servent ce qui fait notre humanité?

Le temps d'une soirée je vous propose d'en débattre avec trois intervenants:

 

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Jean-Claude GUILLEBAUD est écrivain, journaliste (Sud-Ouest, Nouvel Obs, La Vie) et auteur de nombreux essais;

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William JACQUILLARD est le Président du Conseil de Développement du Grand Angoulême;

lippi.jpg

 

Julien LIPPI est dirigeant d'entreprise et Président Régional du Centre des Jeunes Dirigeants.

 

Je peux vous assurer d'une soirée où la liberté de ton,  le souci d'une parole vraie et profonde et l'authenticité des réflexions nous amèneront à retrouver l'optimisme et le goût pour un débat politique de fond!

 

Rendez vous à 20h30 à l'Amphithéâtre de la Caisse Régionale du Crédit Agricole Charente-Périgord
(Rue d’Epagnac à Soyaux )

 

D'ici là, vous pouvez rentrer dans le débat en visitant le site ad hoc: http://indice-bien-etre.fr/

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Published by Vincent YOU - dans Conseil Régional
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