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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 14:32

BONNE-ANNEE-2012.jpg2012 l'année de tous les dangers?

Entre les dettes souveraines et les emprunts toxiques, on peut craindre que les prochains mois soient lourds de remise en question!

Mais puisqu'il s'agit aussi d'une année d'élection ... on peut ausi rêver que ce débat national soit l'occasion de vrais choix.

 

Je ne vais pas rentrer ici dans le débat présidentiel. Je veux simplement attirer votre attention sur une réflexion ouverte ici et là qui va gagner de l'ampleur prochainement dans notre région.

La question est simple: comment faire pour que nos indicateurs politiques soient en phase avec nos attentes?


Nous avons souvent comme point de repère l'évolution du PIB (Produit Intérieur Brut). Mais celui-ci ne fait que mesurer la production marchande ce qui ne résume pas nos vies personnelles et nos aspirations collectives.

Deux exemples pour le démontrer: lorsqu'une tempête souffle, des maisons sont détruites puis reconstruites... il y a de l'activité mais c'est un drame. Le PIB monte mais nous sommes dans la souffrance. A l'inverse, lorsqu'une personne cesse d'être salarié pour faire du bénévolat, il y a moins de rémunération mais plus de gratuité et de liens. Le PIB baisse alors que nous trouvons sans doute une société plus paisible...

Malheureusement, notre réflexe premier est de prendre la hausse du PIB comme un bon signe et sa baisse comme un mauvais signal. Il faut donc construire un autre tableau de bord qui prenne en compte vraiment ce qui compte pour chacun de nous.

 

Cette réflexion n'est pas nouvelle mais elle est susceptible d'avancer et de se traduire dans les faits.

Depuis plus d'un an, je préside un groupe de travail sur ce sujet suite à une demande de Ségolène Royal.

Je n'ai pas changé de camp; je pense toujours que l'opposition doit savoir utiliser sa capacité d'indignation pour que l'unanimité structurelle de la majorité ne suffise pas à résumer une question.

Pour autant, il est nécessaire de savoir ranger les armes pour travailler sur le fond et la prospective.

 

La construction d'un indice du bien-être doit impliquer une démarche non partisane. C'était le cas dans ce groupe. Je crois que nos propositions méritent un large débat. J'en prends ma part aujourd'hui en créant un blog spécifique sur ce sujet. C'est une occasion de présenter les travaux en cours, de faire parler des charentais sur leur bien-être et de vous donner la parole.

Je ne sais pas aujourd'hui si les prochaines élections seront, ou non, l'occasion d'un débat de fond ou si il sera écrasé par les rumeurs et les affaires.

A mon petit niveau, je veux cependant construire un outil qui permette de chercher ce qui fait nos richesses aujourd'hui, ce qui a du prix pour nous et qui devrait être au coeur de nos objectifs politiques.

Cela ne peut se résumer au travail d'un groupe. Je vous invite dès aujourd'hui à prendre part à ce débat. Prendre la parole sur http://indice-bien-etre.fr/ c'est une façon simple de tirer la politique vers le haut!

 

Pour terminer et très naturellement, je souhaite à chacun une année où ce qui est essentiel prendra le pas sur nos craintes, où nous pourrons conserver ou redécouvrir la joie de prendre son temps pour ce qui compte, où nous pourrons résister à ce qui nous tire vers le bas, transmettre ce qui mérite d'être donné et construire un monde digne de notre condition humaine.

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 13:59

logo_soyaux_2_1.jpgDébut Décembre lors de la discussion budgétaire à la Région. Je suis intervenu notamment sur les questions de sport. Le Budget 2012 évoquait la perspective prochaine d'une Conférence Régionale des Sports. Cela ne peut pas être mauvais! Mais j'ai proposé que 2012 soit surtout l'occasion de nous fixer un objectif politique en cherchant à faire de notre Région le pilote du Sport féminin.
Il suffit de voir la situation en Charente. Trois clubs : une Division 1 en foot à Soyaux, une Division 2 en Hand à Angoulême et une Nationale 1 en Basket à La Couronne. Trois occasions de voir des matchs de très bons niveaux et parfois de véritables spectacles. Ces derniers temps j'ai pu encourager nos équipes contre l’Olympique Lyonnais ou le PSG en foot: qui dit mieux? J'ai vu l'intensité de ces combats en Hand contre Lyon ou Celles sur Belle, avec des buts  impressionnants de finesse et de force. Je ne doute pas que les basketteuses soient tout aussi motivantes.   
Le sport féminin est en train d'exploser médiatiquement, tout particulièrement en France grâce aux succès de nos équipes nationales. C'est un vrai outil pour permettre à des jeunes filles de trouver une émulation positive; c'est une chance pour montrer que la diversité peut s'accompagner d'un vrai esprit d'équipe; c'est surtout une occasion de plus pour prouver toujours et encore que la féminité peut s'accompagner d'excellence.
Il reste à voir comment renforcer les clubs. Ils sont fragiles. Souvent en compétition avec de vrais clubs professionnels. Souvent portés par de nombreux bénévoles inventifs et engagés; parfois confrontés à des méandres administratifs. Il y a plusieurs types d'aides à imaginer. Mais elles doivent arriver vite pour éviter les échecs cette saison et préparer déjà la suivante. Notre Présidente Régionale n'a pas trainée pour me rejoindre sur ce point. C'est une belle satisfaction. Mais je serai vigilant pour que cela se traduise par des choix clairs et visibles.
Il y a une occasion pour monter que ma proposition acceptée par Ségolène Royal ne sera pas oubliée sitôt la fin de la discussion. L’équipe féminine de foot de Soyaux est en train de faire feu de tout bois pour garder sa place en première division. On peut espérer qu’un partenariat avec le grand club féminin qu’est Arsenal nous permettra de renforcer notre équipe et de passer la barre. Il serait bon que la Région prenne sa part à cette ambition en donnant rapidement une aide qui permette de bons recrutements. L’ASJ Soyaux est dans l’élite nationale, nous devons lui accorder une subvention équivalente aux aides accordées aux clubs masculins d’un niveau semblable ; ce serait un scandale que les inégalités salariales entre hommes et femmes se retrouvent aussi dans les aides aux clubs de la région !

 

Comme j'ai pu le dire lors du débat régional: Poitou-charentes est la seule Région de France a avoir été présidée par deux femmes... c'est une bonne raison pour porter vers les ommets nos clubs féminins!

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 08:15

mensonge-seo.jpgCette fois-ci cela en fait trop!

Après avoir fait du chantage et refusé de financer sa quote-part pour la LGV, Mme Royal, prise la main dans le sac par votre serviteur, préfère crier et menacer (voir ici)...

Les records de sans-gêne sont cette fois-ci battus!

 

Argument 1:

Les picto-charentais seraient "victimes du chantage aux subventions"! Pourquoi victimes ? D'un côté l'Etat a dû débourser 103 millions d'euros supplémentaires pour ne pas prendre trop de retard sur le projet de LGV; il ne fait aujourd'hui que retourner dans une logique de jeu à somme nulle en appliquant une soustraction équivalente.

Le chantage a eu lieu par le choix de Mme Royal de dire que sa région serait la seule collectivité de France à s'extraire de la règle commune. Plus que du chantage c'est une violation de l'égalité devant la loi !

 

Argument 2:

Elle se réserve le droit d'en appeler au Conseil d'Etat pour "sanctionner ce type de comportement, incompatible avec les principes républicains"...

On tombe des nues devant cette hardiesse! Se parer dans la vertu républicaine alors que depuis un mois et demi, la ci-devant Présidente mène sa Région sans informer une seconde les élus des changements notables qu'apporte ce courrier préfectoral !

Depuis le courrier du 27 Septembre qui provoque aujourd'hui un tel courroux, puis-je rappeler à Madame Royal qu'elle a rassemblé:

1/ Début Octobre, une session régionale précédée de toutes les réunions de Commission... pourquoi ne pas en avoir parlé?

2/ Avant hier, une réunion de la Commission Permanente qui traitait notamment de deux points ciblés par le courrier du Préfet: le Fonds Régional d'Excellence Environnementale, composé notamment de crédits de l'ADEME, et la modernisation de certains trajets de trains, en partenariat avec l'Etat... les élus dont je suis ont-ils eu une présentation sincère des dossiers? ne sommes-nous pas fondés à considérer que notre débat était totalement biaisé par un véritable choix de désinformation?

 

Aujourd'hui même, je reçois les premiers documents de la prochaine session du 12 décembre 2012... parmi ceux-ci figure le "Projet de Budget 2012". Pensez-vous qu'il soit fait simplement mention des conséquences de la réponse de l'Etat? Pas une ligne explicite ! Mais, ici et là, des mots qui prennent une tournure particulière:

  •   une vraie perle en page 84 du document " les projets de Pôles d'Echanges Multimodaux d'Angoulême, Niort et La Rochelle devraient donner lieu à des protocoles de financement en 2012"!!! Pas un mot sur le refus de l'Etat de financer le Pôle de Niort...
  •   en page 90 une preuve du mensonge par omission : "S'agissant de la LGV SEA, l'Etat a refusé la proposition de la Région d'une avance remboursable de 95 M€ "
  •  en page 91 une contrevérité absolue : " l'opération de modernisation de la N249 est poursuivie par l'Etat dans le cadre du PDMI"

 

Il y a tout de même une ligne qui démontre que le courrier était connu mais demeurait caché... il faut lire avec attention la page 70:

"la mise en oeuvre du Plan régional des Energies Renouvelables 2020, s'appuiera, sur le Fonds Régional d'Excellence Environnementale (FREE) en s'inscrivant dans un nouveau partenariat avec l'ADEME, selon des modalités de gestion modifiées à la demande de l'Etat"

Lorsque l'on se souvient que le Préfet dans son fameux courrier a affirmé que le mode de gestion des crédits de  l'ADEME sera revu car "la rupture de confiance rend difficile le maintien de la délégation de ses crédits", on voit bien que Mme Royal a pris en compte les éléments du courrier mais persiste à vouloir les tenir caché aux élus!

 

Cette méthode n'a qu'un nom: le mensonge.

Le mensonge dans des documents officiels soumis au vote des élus caractérise un scandale : le déni de démocratie.

 

J'appelle ceux des élus régionaux de la majorité qui gardent le sens de la démocratie à exiger de leur présidente une mise au point rapide et sans faux-fuyant. Il faudra qu'ils nous disent s'ils ont été informé de cette lettre et s'ils sont complices de ces mensonges ou s'ils sont les cocus de cette histoire ridicule.

J'espère que les électeurs de Melle, de La Rochelle ou d'ailleurs ne se priveront pas de montrer qu'ils ne sont plus dupes.

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 20:00

LGV-Bordeaux-Paris-300x150.jpgEn démocratie, il faut savoir bouger vite.

Avant-hier encore, je faisais état des différences d'approche que je peux avoir avec Philippe Lavaud sur le busway.

Hier, j'ai eu l'occasion de fêter la bonne nouvelle de l'annulation des autorisations relatives à l'extension commerciale à Champniers... je pense d'ailleurs que Philippe Lavaud devrait avoir la décence de quitter la Présidence de la SEM chargée de ce projet. Il a été l'avocat le plus jusqu'au-boutiste de ce projet. Il est en situation d'avoir engagé son entreprise dans une impasse... il faudrait donc que les actionnaires nous fassent savoir s'ils lui renouvellent leur confiance!

Aujourd'hui, pour autant je tiens à dire mon accord sur la démarche engagée en Charente par rapport à la LGV.

 

La LGV c'est LE levier pour être ambitieux pour la Charente. Encore faut-il que notre gare ne soit pas qu'un lieu où l'on installe quelques commerces mais un lieu de mobilité où l'on prend le train vers Bordeaux et Paris! Cela peut paraître sommaire de le dire ainsi mais c'est la réalité des enjeux. Faudra-t-il demain prendre le TER pour rejoindre Poitiers et retrouver un TGV?

Plus précisément , je partage les choix rendus publics par MM Boutant, Lavaud et Richard. Il faut au moins un TGV de plus le matin pour regagner Paris en partant après 9h pour arriver en fin de matinée.

Ce n'est pas ici une position de droite ou de gauche, cela devrait être si nécessaire une action qui rassemble tous les élus du territoire. Si besoin, je suis pour ma part prêt à les accompagner pour occuper les voies et faire entendre raison à la SNCF.

Plus encore, je partage leur analyse sur le choix de ne pas faire du chantage financier sur ce sujet.

Regardons les choses en face: la SNCF a une mission nationale qui implique d'appliquer une même règle pour que toutes les collectivités financent les travaux sur les mêmes bases.

Il y a quelques mois, Ségolène Royal a cru pouvoir s'en affranchir, comme si une société nationale pouvait accepter un financement optionnel!

Le gouvernement a eu raison de ne pas retarder ce chantier historique. Mais il avait clairement fait savoir que ce qui ne serait pas apporté par la Région lui serait soustrait par ailleurs...

 

J'ai découvert que ces conséquences sont désormais posées. Mme Royal le sait depuis qu'elle a reçu un courrier du Préfet de Région daté du 27 septembre... le fait qu'elle ait choisi de cacher cela à son Conseil Régional est tout bonnement scandaleux!

Bonnet1.jpgMon petit doigt m'a dit que ce courrier précise que "la compensation du défaut de financement" portera sur les mesures suivantes:

1/les modalités de gestion des crédits de l'ADEME seront revues... on cessera ainsi d'afficher des politiques régionales alors que les crédits proviennent de l'Etat;

2/ l'Etat arbitrera sur la possibilité de reporter l'achèvement de l'opération de modernisation de la RN249 dans les Deux-Sèvres... la Région ayant refusé de participer au plan de modernisation, elle devra donc préciser si elle reste sur cette politique d'abstention et donc si elle prend le risque de ne pas achever ce qui doit suivre les deux tranches déjà acquises;

3/ enfin, la gare de Niort ("le pôle d'échange multimodal" en langage techno) devra être financé sans le soutien de l'Etat.

 

Comment a-t-elle pu penser que dans un pays comme la France il soit possible d'avoir une règle à géométrie variable? Des collectivités qui payent et d'autres qui refusent? Cela ne serait qu'une négation de notre attachement à l'égalité devant la loi.

On peut défendre ses convictions. Lorsqu'il s'agit d'enjeux aussi importants c'est même un devoir de faire feu de tout bois pour que nos intérêts ne soient pas lésés. Mais cela ne peut pas se faire contre l'équité.

Si besoin, pour gagner notre droit à ne pas être oublié par la SNCF, nous devrons utiliser des moyens contraignants. Dans sa course aux primaires, Mme Royal avait aussi jeté par dessus bord la nécessité de respecter une loi commune. Elle va devoir aujourd'hui en assumer les conséquences.

 

J'ai eu l'occasion de dire il y a quelques semaines, le respect que m'inspiraient les larmes de Mme Royal; je peux aujourd'hui diffuser une vidéo d'un élu charentais avec qui je partage désormais un combat!

 

 


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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 16:15

crise.jpgOn parle de crise, d'emprunts toxiques, de rigueur... mais à Angoulême il semble que cela ne limite en rien nos ardeurs!

Je serai heureux d'avoir un Maire dynamique et engagé si je pouvais être sûr que sa créativité se traduisait toujours par des projets qui réalisent leurs objectifs.

... autant dire que le fameux "Busway" ne me semble ni nécessaire, ni pertinent ni opportun.

En travaillant le dossier, je n'ai cessé de penser à cette phrase sur le Traité de Versailles: "trop faible dans ce qu'il avait de fort et trop fort dans ce qu'il avait de faible"...  

Adapté à notre projet de "Transport Collectif en Site Propre", cela donne un projet coûteux mais qui aura immanquablement des surcoûts; un projet qui transformera des quartiers en Beyrouth mais qui n'atteindra pas ses objectifs de sécurité et de fiabilité...

A mon sens, le ver est dans le fruit depuis l'origine. Philippe LAVAUD voulait promettre la modernité en termes de transports. Ses alliés Verts voulaient un tramway, il lui fallait donc un truc innovant avec un nom qui sonne bien. Le busway était né dans les promesses électorales.

Quelques années après, des études successives ayant permis de dire aux Verts que le Tramway n'était pas possible, nous voici engagés sur un projet basé sur rien...

Le vrai début aurait dû être de faire une "enquête Ménage": des rencontres avec 2000 ou 2500 habitants de l'Agglomération pour connaitre leur mobilité, leurs contraintes et leurs attentes. Cette étape, c'est en général la première dans la construction d'un projet. Pour ce qui nous concerne, elle va finir par arriver alors que le tracé est déjà choisi et les travaux lancés à Basseau...

 

Que faire lorsque l'on est dans l'opposition ?

Je ne me résouds pas à me satisfaire de l'échec annoncé du projet phare de notre Maire. C'est pourquoi j'ai préféré l'alerter avec un peu de sollennité. Je veux croire que s'il accepte de recevoir certains de mes arguments, les angoumoisins se souviendront que j'ai été celui qui a demandé le retour au réel.

 

Voici le texte de mon courrier :

 

Monsieur le Maire et Président du Grand Angoulême,

 

Par ce courrier, et dans un esprit de dialogue républicain, je viens vous alerter sur la nécessité de revoir en profondeur certaines de vos politiques.

 

Comme vous le savez, tant du fait du contexte de crise mondiale que des difficultés budgétaires locales, nous sommes désormais dans une période d’incertitude et de fragilité qui implique pour les élus de toujours rester dans un cadre incontournable de prudence et de modération fiscale.

 

Je suis à titre personnel un militant de la modernisation de nos villes. Il me semble que l’on peut associer patrimoine et écologie, que l’on peut rapprocher proximité et innovation.

C’est pourquoi je n’ai pas d’a priori négatif à l’encontre du projet actuel de Transport Collectif en Site Propre, souvent nommé Busway.

Pour autant, après un travail de fond conséquent,  je prends date aujourd’hui en soulignant certaines limites du projet actuel :

 

1/ il n’y a pas de busway qui réussisse sans sécurité et fiabilité. Ceci nécessite, d’une part, l’installation de parking relais surveillés et, d’autre part, la garantie que les véhicules empruntant le site propre seront parfaitement fiables dans leurs horaires. Ces deux points ne sont pas aujourd’hui intégrés de manière satisfaisante dans le projet ;

 

2/ dans le contexte actuel d’extrême fébrilité du centre ville, il me semble impossible d’engager des travaux qui auraient pour conséquence de rendre impropres à la circulation des artères majeures de la ville d’Angoulême. Les commerçants ne méritent pas cette nouvelle attaque et les habitants ont droit de garder un cadre de vie de qualité qui leur permette de se garer à proximité ;

 

3/ le montage financier actuel, bien que déjà extrêmement coûteux (songe-t-on que l’on va prélever 240 millions d’euros sur les entreprises au titre du surcoût du Versement Transport sur la durée du projet ?), n’y suffira pas.

 

Vous aurez donc trois solutions :

  • augmenter la fiscalité pour couvrir les surcoûts, ce qui me semble une voie impossible si vous ne souhaitez pas augmenter la vacance de logement dans la commune ;
  • revoir à la baisse des prestations qui devraient être le cœur de votre mission : je note et regrette par exemple que les capacités d’accueil dans les crèches de la commune viennent, d’ores et déjà, de baisser de 10% … nous sommes loin désormais de « la cité de l’enfance » que vous annonciez lors des élections ! il est bien dommage que ce soit les familles qui payent les conséquences de la multiplication des projets dispendieux ;
  • stopper, ou revoir à la baisse, les coûts et les nuisances apportés par le busway.

 

Classiquement vous m’objecterez que les caisses de la ville et de l’agglomération sont distinctes. Vous savez pourtant que les points communs sont au nombre de deux : une même personne à leur tête et un même contribuable.

 

Au nom des contribuables de la Ville, et plus globalement de ceux du Grand Angoulême, je vous demande donc de savoir prendre un autre cap. Le projet actuel fragilise nos entreprises et maximise les gênes pour les habitants, tout cela sans pouvoir garantir qu’il sera effectivement utilisé !

 

Entre votre élection et aujourd’hui, le contexte a profondément changé ! Ce ne serait donc pas un reniement que de savoir adapter votre politique à ce cadre nouveau qui s’impose à tous.

 

Si vous le souhaitez, je reste bien entendu à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.

  Bien cordialement, 

                        Vincent YOU

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 12:25

2014.jpgA force de croiser des habitants d'Angoulême qui me disent qu'il est nécessaire de préparer l'alternance, j'ai pris la décision de sortir du bois.

Avec le Président de l'association "Ambition Démocratie Charente", Jean-Philippe POUSSET, nous avons donc évoqué hier à la presse notre choix de revoir les objectifs et le nom de l'association qui se nommera désormais "Angoulême Ambition".

Quelle est la synthèse de notre ambition pour la ville? viser l'excellence dans le cadre de vie pour retrouver le dynamisme économique.


Changement de cap, choix de viser une échéance électorale qui mérite d'être préparée, volonté de lancer une année 2012 avec des rencontres de terrain quartier par quartier... nous aurons aussi l'occasion de revenir prochainement sur les nouveaux visages qui se rassemblent pour nourrir cette dynamique.

 

Aujourd'hui, je fais un choix: celui de dire qu'après ce temps, en 2012, de mobilisation sur le terrain, viendra le moment, sans doute début 2013, de choisir notre chef de file.

Peut-être y en aura-t-il plusieurs? je n'y vois aucun inconvénient! Je précise pour ma part que je serai candidat à la candidature. Cette clarté n'est pas une façon d'ouvrir les hostilités, c'est une démarche de transparence.

Les angoumoisins qui souhaitent préparer l'échéance de 2014 peuvent d'ores et déjà nous rejoindre. Nous avons une espérance à créer.

Plus personne à Angoulême ne doit désormais penser qu'il n'y a rien en germe face à l'équipe en place.

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 22:39

Hopital-silence.jpgC'est désormais officiel: je suis nommé Directeur du Centre Hospitalier de Confolens.


Après deux années en cabinet ministériel et une année et demie dans une mission pour le G20, je retrouve mes premières amours, celles dont on dit qu'elles marquent une vie! (pour ceux qui ne le savent pas je suis fonctionnaire hospitalier, mes dernières fonctions dans ce statut ayant été d'être Directeur financier de Girac).

 

C'est d'abord un choix familial qui consiste à privilégier une présence quotidienne auprès d'Agnès et de nos quatre enfants.

C'est un choix de coeur qui consiste à travailler pour le développement d'un service public et relever les défis d'un hôpital de proximité qui doit être le pivot d'une ambition sanitaire et médico-sociale en milieu rural.

C'est enfin un choix de cohérence : on n'exerce pas un mandat et on ne prétend pas à des responsabilités sans être profondément enraciné par le travail dans le contact direct et constant avec ceux qui habitent ce territoire.

 

J'avais d'autres pistes comme celle proposée par le Ministère de la Santé d'aller mener un audit à l'hôpital de Benghazi (mais quelle cohérence avec ma vie?!) ou celle de rejoindre une Chambre Régionale des Comptes (mais pas celle de Poitou-Charentes car cela est incompatible avec mon mandat de conseiller régional)... donc je signe des deux mains pour rejoindre Confolens!

 

Je tiens à être clair: je suis un militant du service public et de ses obligations de neutralité. Je n'aurai pas postulé à Angoulême pour ne pas risquer que mon engagement politique perturbe ma vie professionnelle. Confolens a le mérite d'être à la fois en Charente et dans un autre bassin de vie.

J'attends avec hâte ma prise de fonction dans les prochaines semaines.

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 08:50

g20.jpgLes images de Cannes nous parviennent par flots continus. Au delà du ballet des délégations, le contexte financier européen nous montre bien que les lieux de pouvoirs se déplacent. Dans la globalisation actuelle, les Etats semblent contournés de toutes parts et l'on se demande si il reste une place pour la volonté politique et citoyenne.

 

A mon sens, le succès de ce sommet pourra être mesuré sur trois critères:

 

1/ la France a-t-elle su faire accepter la nécessité d'une régulation financière? Même minime ou seulement européenne il s'agirait d'une réelle avancée. L'enjeu est celui la maîtrise de la spéculation donc du primat des choix politiques sur la virtualité financière... la France était isolée mais l'Allemagne semble s'être rapprochée ... il y  a  17 autres pays (+  l'Union Européenne) à convaincre...

2/ la France a-t-elle su construire des outils de maîtrise de la volatilité des matières premières? La aussi, notre pays est en pointe et l'enjeu considérable: les impacts se traduisent tant dans la faim d'un milliard de personne que dans la crise de notre agriculture...

3/ la France a-t-elle su convaincre que l'on ne pouvait plus accepter une globalisation hémiplégique basée sur le "moins disant social"? Va-t-on modifier le fonctionnement des règles du commerce mondial? va-t-on reconnaitre d'autres normes universelles que celles du commerce? va-t-on imposer aux multinationales, qui ont des chiffres d'affaires supérieurs au PIB de certains Etats, d'être exemplaires et d'avoir un sens global (donc aussi social et environnemental) de leur responsabilité?

 

J'ai assisté en mai dernier à une réunion préparatoire du G20 sur ces questions sociales. J'ai un souvenir cuisant de deux anecdotes:

1/ Tous les pays semblaient accepter l'objectif de la France de parvenir à un accord pour que les droits fondamentaux des travailleurs (les 8 conventions de l'Organisation Internationale du Travail: liberté syndicale,interdiction du travail forcé et du travail des enfants...) soient reconnues par tous et intégrés aux règles de l'Organisation Mondiale du Commerce.

Deux voix discordantes: l'Inde qui expliquait que les droits fondamentaux n'avaient pas de dimension universelle (ce qui revient à dire que nous n'avons pas la moindre valeur commune!); la Chine qui a joué au plus mesquin en affirmant que "les droits fondamentaux sont très importants mais doivent être traités dans le cadre de l'OIT" (sous-entendu: pas à l'OMC où l'on traite de choses sérieuses!);

2/ lors de cette même journée, je me retrouve à déjeuner avec une responsable nationale de l'AFL-CIO (les syndicats américains) qui me dit sans fard: "quel Président vous avez, dans notre pays il serait d'extrême-gauche"...

 

Vous savez tous que je ne suis pas un sarkozyste béat. Si je n'avais qu'une critique à formuler à son égard ce serait un reproche fondamental: avoir laissé penser que la réussite d'une vie était liée d'abord à sa dimension financière. Mais,pour autant, la politique étrangère a ceci de fascinant qu'elle efface les personnalités politiques derrière les lignes de fond d'une tradition diplomatique. Même si cela peut en surprendre certains , la voix de la France portée aujourd'hui par Nicolas Sarkozy c'est celle qui consiste à dire que le monde ne peut plus fonctionner sans règles qui limitent l'appat du gain.

D'ici à la fin de ce sommet, nous verrons si la voix de la France portée par l'énergie de notre Président aura pu nous permettre d'être les pilotes de la sortie de la globalisation et de l'entrée dans une mondialisation équilibrée.

Le contexte n'a jamais été aussi favorable!

 

 

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 16:02

IMG_0259.JPGAu Conseil de Paris, il y a des élus qui tiennent à s'occuper de tout... même de faire la leçon aux soldats de notre 1er RIMA!!!

Lors de la réunion du 26 septembre dernier, l'un des conseillers de Paris a  tenu à les mettre en accusation dans le cadre d'un voeu voté en séance publique. De quoi sont ils coupables selon lui?

Selon le texte du voeu présenté au Conseil: "Pascal JULIEN et les élu-e-s EELV  demandent au Maire de veiller à ce que désormais les unités militaires qu’il invite personnellement le 14 juillet s’abstiennent de toute propagande à caractère religieux, colonialiste et militariste".

 Au cours de son intervention, cet élu a dénoncé « l’idéologie que véhicule ce régiment (ndlr, le 1er RIMa) ...

L'objet du scandale: le fait qu'une brochure (distribué par le régiment aux personnes qui venaient découvrir les quatre véhicules militaires stationnés autour de la mairie) puisse inclure des phrases telles que « Et au nom de Dieu, vive la Coloniale »!!!

 

On savait qu'Eva Joly voulait mettre fin au défilé militaire du 14 juillet au profit de cérémonies festives. On voit maintenant que des élus se permettent de faire la leçon à nos soldats!

 

Le 14 juillet dernier, les hommes du 1er RIMA étaient à l'honneur sur les Champs Elysées. L'occasion de marquer notre respect pour ces hommes et femmes qui consacrent leur vie à notre défense et à notre pays.

On se souvient en particulier que les dernières années furent marquées, pour ce régiment, par des opérations extérieures nombreuses, en particulier au Kosovo et en Afghanistan. Cela mérite un geste de reconnaissance. Je me souviens pour ma part avec émotion de la cérémonie organisée en début d'année sur la place du Champ de Mars pour marquer l'attention de toute notre ville (cf mon article de l'époque sur ce blog).

 

au-nom-de-dieu.jpgOn aurait pu espérer que ce geste de reconnaissance soit effectué par tous. Quand des hommes sont prêts à donner leurs vies pour la paix et notre sécurité, les notions partisanes n'ont plus de sens.  C'est aussi un des aspects du sens de l'uniforme et des traditions militaires: les spécificités de chacun s'effacent pour mettre en avant l'esprit de corps. La défense de la patrie et de son rôle dans le monde est une longue histoire qui se transmet et qui porte chacun des soldats.

 

Il n'y a pas de transmission sans histoire. Pas d'unité sans conviction que l'on prend place dans un mouvement plus large. Il en découle pour la Marine l'appellation "la Royale" sans que cela soit un déclaration monarchiste ni une allégeance à notre Présidente régionale!

Il en découle pour l'infanterie de marine un sens de la commémoration de ce qu'est et de ce que fut cette arme. Tout comme il en découle pour les pompiers les fêtes de la Sainte Barbe. Tout comme les gendarmes célèbrent Sainte Geneviève; tandis que les légionnaires se retrouvent chaque année autour d'une crèche.

Faut-il y voir un mal? la laïcité est-elle menacée ? Il faudrait être bien étroit d'esprit pour voir dans ces manifestations autre chose que le souci de marquer une filiation. Je connais bien des militaires qui ne rateraient ces cérémonies pour rien au monde sans pour autant être guidés par une foi particulière, mais qui se sentent méprisés par ce type de critique.

 

Dieu merci (aïe, encore une expression populaire qui témoigne d'un fanatisme coupable!), il s'est trouvé dans la majorité municipale une élue plus intelligente qui a fait remarquer que lorsque les pilotes de l'armée de l'air criaient "Et à la Chasse Bordel!" il ne s'agissait pas d'une injonction à rouvrir les maisons closes! (l'attaque et la savoureuse réponse sont visibles ici en mettant le compteur sur 06:44:52)

 

J'espère que les soldats du 1er Rima et leurs familles n'accorderont pas trop d'attention à cette misérable attaque. Comme Français et comme élu angoumoisin je veux les assurer ici que nous savons tout ce que nous leur devons et que nous leur sommes infiniment reconnaissants.

 

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Published by Vincent YOU - dans Angoulême
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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 23:39

PC-Cinema.jpgAujourd'hui se réunissait le Conseil Régional. Un ordre du jour chargé avec des points lourds à soumettre au débat et au vote. Premier sujet: le débat d'orientations budgétaires pour 2012.

Je ne reviendrai pas ici sur le détail de ce document mais sur 6 lignes perdues au milieu de 139 pages.

Ces 6 petites lignes évoquent sans autre commentaire un changement de la réglementation européenne relative à l'aide publique apportée à la production de cinéma.

 

Tous savent combien cette industrie est importante en Charente et dans la Région. Il ne s'agit pas de paillettes: il s'agit de l'image de notre Région et surtout il s'agit d'emploi. On ne dira jamais assez combien les productions de cinéma, de films d'animation ou de documentaire sont un formidable levier en termes d'activités économiques.

 

Pour ce qui concerne la Charente, cette réalité économique est aussi en phase tant avec la diversité de nos festivals qu'avec les écoles supérieures que nous accueillons depuis plusieurs années. Bref: il est nécessaire de surveiller tout cela comme du lait sur le feu!

 

C'est pourquoi j'ai tenu à alerter tant la Présidente régionale que les autres conseillers : les règles vont changer et nous devons anticiper. Au 1er janvier prochain, la réglementation européenne sera modifiée. Nous devrons appliquer un cadre nouveau et revoir nos façons de faire.

Cela nous met face à deux risques.

Risque 1 : rien ne peut aujourd'hui garantir que les nouvelles règles seront connues dès le début de l'année 2012. Par contre, les règles actuelles ne peuvent s'appliquer après le 31 décembre. Nous pouvons donc avoir quelques temps dans un vide juridique qui nous empêcherait de fonctionner. Si cela doit être le cas, cela se traduira par un décalage dans les projets et une fragilisation d'entreprises et d'emplois.

 

execution-culturelle6P21110.jpgRisque 2: rien ne peut garantir aujourd'hui que les nouvelles règles ne mettent pas un terme à la pratique actuelle qui permet de lier des subventions régionales à des dépenses locales. Aujourd'hui, au titre de l'intérêt culturel régional, on peut conditionner l'octroi d'aide à la réalisation de dépenses sur place. Cela évite de se retrouver avec des tournages menés par des sociétés qui viennent avec leurs employés, qui passent le moins de temps possible sur place et qui ne choisissent les lieux de tournage qu'en comptant le montant des aides. Il est donc sûrement utile de se redire que la question culturelle dans le cadre économique n'est pas perçue en France comme dan le reste du monde ou de l'Europe. Nous pouvons donc craindre un démantèlement d'une politique pourtant pertinente au profit d'une supposée concurrence qui s'apparente surtout à du rapt.

 

Comment peut-on agir pour éviter de se retrouver demain face à une crise de notre activité sur le cinéma et l'image?

J'ai demandé que soient analysées au plus vite deux options éventuellement cumulatives:

 

1/ l'utilisation dès 2011, donc dans les prochaines semaines, du résultat cumulé de la Régie Poitou-Charentes Cinéma et du fonds d'aide pour abonder les subventions au titre de l'année en cours: depuis 2 années (et la baisse des subventions du Conseil Général de Charente) il n'y a plus que trois jurys par an au lieu de quatre auparavant. Nous pouvons donc en rétablir un quatrième et lancer ainsi des projets dès maintenant. Le résultat cumulé était en fin 2010 excédentaire de 2 878 869 euros... ne sommes nous pas fondés à anticiper?

 

2/ la mise en place d'aides ciblées sur des nouveaux types de projets. La télévision se modifie profondément. De plus en plus, les feuilletons passent sur des modèles de 26 minutes. Par ailleurs et dans d'autres cas, la production classique du cinéma tend à intégrer de plus en plus d'images d'animation, tandis que d'autres productions (jeux vidéos par exemple) vont devoir ajouter aux compétences initiales des compétences de marketing. Sur l'ensemble des aides concernées, nous pouvons accompagner des projets ambitieux, enraciner en Charente des entreprises de production ou d'animation toujours plus pertinentes par rapport à un marché qui bouge très vite. Encore faut-il anticiper ce mouvement et prévoir de financer ici les coûts de développement (26 épisodes pourraient a contrario nous garantir une présence durable), là l'addition de l'animation et du long métrage...

 

Je ne sais si cet appel sera suivi d'effet. Ce serait une profonde prise de risque de ne pas y donner de suites.

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Published by Vincent YOU - dans Conseil Régional
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