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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 15:34

halles.jpgBonne ambiance hier aux Halles d'Angoulême... mais ambiance teintée d'angoisse.

Les commercants du département avaient convié les élus et la presse pour lancer le "Collectif pour une Charente qui gagne!"

J'ai eu plaisir à m'associer à cette démarche car elle me semble fondamentale. Mais je veux ici donner quelques précisions sur ma lecture de la situation commerciale à Angoulême.

 

Tout d'abord, alors que Philippe LAVAUD annoncait en début de mois que les commerçants étaient satisfaits de leur activité (souvenons nous de son magnifique "Moi, je vois des commerçants qui sont contents")... il reçoit aujourd'hui une réponse cinglante. Espèrons cette fois-ci que quelqu'un lui fasse un retour sur la situation lorsqu'il reviendra de vacances...

 

Ce problème d'aveuglement n'est pas lié à la seule question de la superficie commerciale dans l'agglomération: il faudrait aussi se décider à agir sur les questions de sécurité (vidéo-protection) et de stationnement et mener une vraie concertation de fond pour éviter que le busway ne provoque la mort de nombreuses boutiques... il y a une vraie nécessité à mener une discussion globale sur la vitalité des centres villes.

 

Au delà de ces blocages strictement personnels, il faut regarder les choses en face. L'autorité majeure sur les choix de superficie commerciale est le maire. On peut tous bien comprendre qu'un maire soit tenté d'avoir une logique de défense et de développement de son territoire...

A Soyaux, on explique, et c'est vrai, que la clientèle de la zone va jusqu'à Dirac et Vouzan en passant par Garat.

A La Couronne, on fait le lien avec Roulet... tandis que Champniers se justifie par sa géographie au croisement de deux Routes Nationales...

Je comprends ces trois discours, ils ont leurs forces.

Ce qui fait défaut c'est un discours d'équilibre portée par la ville centre, en l'occurence la Ville d'Angoulême.

Ce qui manque c'est une concertation fructueuse, portée par l'agglomération, en l'occurence le Grand Angoulême.

Ce que l'on pourrait espérer c'est une logique partagée avec la société gérant l'aménagement du territoire de l'arrondissement, en l'occurence la SEM Territoires de Charente...

 

Je n'aurai pas la cruauté de personnaliser la charge mais il me semble qu'il y a des signes convergents pour souligner une responsabilité...!

 

commerce_ville.jpgParmi les élus rassemblés ce vendredi, il était de bon ton de pointer les effets de la loi LME (Loi de Modernisation de l'Economie) qui a élargi les facilités d'installation des Grandes et Moyennes Surfaces (GMS).

Je veux bien m'associer à cette critique car j'ai déjà exprimé mon désaccord par rapport à cette loi, tout comme j'ai déjà dit mon opposition aux facilités données au travail du dimanche. (Pour ceux qui souhaitent en savoir davantage, je rappelle ici avoir été chef de cabinet de Christine BOUTIN Ministre du Logement et de la Ville qui avait fait avancer la réflexion sur "Ville et Commerce" avec les réflexions de Robert Rochefort: son rapport de 2008 est encore une bonne source d'inspiration)...

 

Je tiens, cependant, à faire une remarque amusée aux élus qui tirent à boulets rouges sur la LME comme si elle était responsable de tous nos maux. Sauf erreur de ma part, on peut avoir une loi qui permette un élargissement des zones commerciales mais des  élus locaux qui choisissent de limiter le mouvement... on peut avoir un pouvoir et choisir de ne pas l'utiliser: cela s'appelle prendre ses responsabilités!

Ces derniers temps, on entend beaucoup les mêmes élus dire et redire que la réforme des collectivités va supprimer les pouvoirs du maire... on serait, selon eux, en pleine recentralisation...

Ce que la loi LME change, c'est un élargissement des pouvoirs du maire. Si l'on est girondin (au sens décentralisateur), on devrait donc se réjouir de le voir accroître ses responsabilités...

Mais il est plus simple d'avoir un discours à géométrie variable, en épousant les craintes des interlocuteurs...

 

Pour ce qui me concerne, j'ai la conviction que le fond du problème n'est pas la loi LME mais son application circonstanciée: il revient donc à chaque maire de trouver le bon dosage... il revient surtout à chaque territoire d'organiser une discussion pour stopper la fuite en avant. C'est la raison pour laquelle je me suis inscrit aux groupes de travail qui vont se mettre en place.

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Published by Vincent YOU - dans Charente
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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 13:47

Entre galettes et couronnes, le mois de janvier est très largement marqué par l'exercice traditionnel de la présentation des voeux.

Les associations succèdent aux comités de quartiers, les familles aux amis et les élus aux services de l'Etat, le tout en mêlant des souhaits pour chacun et l'occasion de préciser les perspectives de l'année qui commence.

Bien naturellement, et dans la mesure du possible, je suis amené comme conseiller régional à y prendre ma part. 

Dans cet exercice, on s'attend au meilleur, ce qui n'empêche pas de tomber parfois sur le pire.

 

Exemples de légèretés entendues ici ou là:

"Nous sommes contents que tout se  passe bien": en guise de conclusion sur le bilan 2010, peut on imaginer cette formule dans la bouche d'un autre que le maire d'Angoulême? .. rien sur les problèmes de sécurité, le déclin constant du centre ville, l'angoisse des familles confrontées au chômage... rien à dire,  pas de projets à présenter: circulez il n'y a rien à voir!

 

"La démocratie participative, ça permet d'être à l'écoute": c'est le discours convenu d'un élu municipal reprenant la vulgate régionale devant un comité de quartier, sans avoir conscience que la présidente du comité en question vient d'évoquer avec amertume une réunion municipale où un élu l' a tenue au silence en lui disant: "vous, vous n'avez rien à dire!"... toute la salle a vu le hiatus, mais pas notre élu... et le gouffre entre ville et la population s'est encore élargi!

 

royal-et-mitterrand.jpgDans un autre registre, à Jarnac ce samedi, ce qui devait être une occasion de marquer le souvenir d'un chef d'Etat s'est transformé en course à l'échalote en vue des primaires du PS... et dire que je me suis un instant interrogé pour savoir si cela pouvait être ma place!

J'avoue ne pas être mitterrandien pour deux sous: l'instrumentalisation du FN, l'art du machiavélisme, et la gestion catastrophique du début de septennat, suivie de la célébration sans sourciller de la pensée unique la plus aveugle, me semble faire pencher son bilan dans le négatif. Mais j'étais prêt à mettre tout cela de côté pour montrer que c'est une bonne chose que nos institutions permettent la durée et les changements de majorité... bref, un signe d'espoir dans une période où l'on pense souvent que la politique n'a plus sa place ... Hélas, la lutte entre Ségolène et Martine a pris le dessus, transformant l'évènement en un banal exemple de querelles personnelles. Entendre notre Présidente de Région profiter de cette journée pour faire du buzz en disant son "envie" me parait un exemple supplémentaire d'un glissement de la politique dans la course médiatique. Comme si on devenait homme (ou femme!) d'Etat seulement par envie! Un bel exemple de transformation d'une occasion de marquer notre unité en un exemple de triomphe des individualismes.

 

Trois mauvais exemples qui ne suffisent pas à gommer les milles gestes positifs qui doivent éclairer notre année. D'un côté, cette phrase entendue samedi matin "les forces du don sont à l'oeuvre dans notre monde marqué par la violence, ne cessont pas de les voir". Une belle façon de dire que, même après les meurtres d'Alexandrie, notre espérance ne doit pas se laisser doubler par la peur. De l'autre, la présence poursuivie des bénévoles, les échanges de voeux qui sont d'abord l'occasion de veiller à ce que nul ne soit isolé, les multiples réunions où l'on se retrouve au-delà des étiquettes et des choix personnels parce que l'on se reconnait membre d'une même communauté...

 

Pour ce qui me concerne, je souhaite marquer ce début d'année par un clin d'oeil à une communauté qui marque notre Charente dans la plus grande discrétion. Ils sont nombreux à revenir vers nous en ce début d'année. Après plusieurs mois au Kosovo et des fêtes de Noël passées loin de leurs familles; après un long séjour en Afghanistan ou dans d'autres missions, ils ont montré que leurs choix professionnels étaient marqués par le sens de l'engagement et du service. Loin des légèretés de certains, souhaitons que leur exemple soit salué à sa juste valeur. Aujourd'hui encore, dans notre région cette fois-ci, une famille de militaire est marquée par le deuil.C'est le 53è mort français en Afghanistan, un jeune homme qui va au bout de sa fidélité en donnant sa vie et qui nous met face aux conséquences de nos choix. Sachons saluer sa mémoire et soutenir sa famille.

 

 

 

Pour ceux qui reviennent, on imagine que la disparition de leur camarade de peloton va donner un sens particulier à leur retour. Ces quelques images (ici avec des familles américaines, mais ce type d'émotion est universel) nous donnent un, petit, aperçu de ce que de nombreuses familles vivent ces jours ci en Charente.

Souhaitons nous de faire de 2011 une occasion de sortir des banalités. Il y a parmi nous beaucoup de gens qui donnent et se donnent. Il reste à canaliser cette énergie et cette générosité pour qu'elles ne soient ni dilapidées, ni submergées par la légèreté des autres. Les problèmes sont nombreux, les urgences tout autant... souhaitons que ceux des politiques qui ne se laissent pas entrainer dans la légèreté trouvent la manière de construire des majorités pour faire face aux gravités de notre temps.

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 00:28

bouquet-final.gifAujourd'hui, le conseil régional se réunissait notamment pour voter le budget 2011.

Mes collègues ont largement évoqué le manque d'ambition d'un exercice sans colonne vertébrale nette.

 

Pour ma part, j'ai tenu à dénoncer un dangereux virage relatif à notre soutien à la production cinématographique dans la région. En 2011, le budget régional sur ce chapitre budgétaire diminuera de 620000 euros soit environ une baisse de 25% des crédits!

L'explication officielle va surprendre et ravir les professionnels du secteur: il y a un excédent comptable en 2010, il n'est pas nécessaire de prévoir un tel budget en 2011...

Tous ceux qui déposent des demandes d'aides à la création ou à l'écriture savent le manque de transparence qui règne sur la commission d'attribution...

Dernier exemple en date: le refus d'aide à l'écriture pour un documentaire régional sur "Henri Coursaget, citoyen du monde" demandé par un producteur local. Pour un sujet aussi bien enraciné dans notre culture locale, il est un peu dommage de refuser une maigre aide de 4000€ alors que l'habitant charentais a pourtant les honneurs de l'Unesco... en guise d'explication cette seule réponse verbale :"trop glorieux!"

 

Les professionnels savent maintenant que les réponses négatives ne pouvaient pas être justifiées par l'insuffisance de crédit puisque cet exercice budgétaire se révèle finalement excédentaire... J'en connais quelques uns qui n'ont pas finis de s'étrangler!

J'ai souligné pourtant que ce type de budget devait être manié avec précaution. Au moins pour trois raisons.

Tout d'abord parce que la culture est ce qui nous aide à vivre.

Par ailleurs, parce que la création cinématographique contribue à l'image et à l'attractivité de notre territoire.

Enfin, parce que l'effet levier en terme économique de ces dépenses est souvent de 1 à 4 ou 5. Si l'on compte les emplois sauvés ou créés et les dépenses locales de consommation, il est clair qu'il s'agit d'une véritable politique de soutien à l'activité qui profite à tous.

Mais rien à faire: j'ai eu droit à une réponse catégorique de pseudo-gestionnaire pour m'expliquer qu'il n'y avait pas de besoins supplémentaires... et que le budget pourrait augmenter si l'avenir le nécessitait.

 

Je ne suis pas dupe de ces promesses de normand. Le région prend une responsabilité majeure en choisissant le repli alors que le contexte devrait nous pousser au dynamisme.

Quel est ce contexte? celui d'une année 2010 marquée par l'attentisme.

Attentisme des télévisions privées qui ont dû s'adapter au passage à la télévision numérique.

Attentisme de France Télévisions qui savait l'arrivée d'une nouvelle direction et de nouveaux axes.

Désormais, ces étapes sont derrière nous. Les producteurs vont scruter le paysage des collectivités et verront un nouveau signal à la baisse de notre région.

 

Après l'échec de la Sofica (fonds défiscalisé), après les atermoiements du Conseil Général de la Charente faisant baisser d'un million son budget, après les basses besognes pour faire tomber le Festival Francophone, c'est donc maintenant du budget régional que vient le mauvais signal.

Qui peut voir une dynamique et une volonté politique dans ce décor de ruines?

 

Pour couronner le tout, une décision modificative pour 2010 nous proposait de voter un crédit de plus de 18 000 euros pour constituer un annuaire des professionnels du secteur. Je les connais suffisamment pour connaitre leur qualité et le besoin de les faire connaitre. Le dernier annuaire est dépassé depuis longtemps puisqu'il date de 2005...Mais n'a-t-on pas vu qu'internet est  maintenant utilisé par tous et qu'avec un tel budget ont peut construire un site de qualité qui permette des mises à jour régulières? Faire un version papier et une version numérique ne suffit pas. Ce n'est pas parce que l'information est sur "pdf" qu'elles ne se périment pas! J'ai donc eu sur ce point satisfaction afin d'éviter une gabegie qui aurait, en plus, montré notre archaïsme. Tant mieux, même si je jugerai sur pièce de la prise en compte effective de ce changement d'orientation.

 

A l'heure où se tourne en Charente un film au casting prestigieux, je crains que "Bouquet final" soit aussi le nom de notre politique du cinéma... il y a comme un goût de cendres dans tous ces signaux négatifs.

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 16:42

Depuis plusieurs fois, j'ai cherché à faire avancer le sujet du Service Minimum d'Accueil à Angoulême...

 

En estimant que la Ville n'avait pas les moyens de mettre en place ce type de prestation, le maire a choisi de se moquer de la loi républicaine.

Sa première adjointe, interpellée par mes soins sur ce blog, n'a pas voulu donner son avis...

Il y a pourtant des familles pour lesquelles les grèves se traduisent par une difficulté notable. Faut-il ne pas les voir? faut-il considérer que la loi républicaine n'a pas sa place à Angoulême où il existerait une sorte d'exception?

 

Le propre d'un élu c'est de suivre ses dossiers. J'ai donc cherché comment les choses avançaient... surprise!

 

La Cour Administrative d'Appel de Bordeaux a rendu son jugement, il est accessible en ligne...

 

On apprend ainsi que la requête de la Ville a été rejetée... et que le maire et son équipe vont devoir, enfin, prendre le sujet à bras le corps!

Le jugement date du 26 octobre... depuis lors, nul n'avait jugé nécessaire d'en informer la population....nouveau signe de mépris!

 

ADC dès février 2009 avait organisé une soirée débat pour faire parler les communes charentaises ayant mis en place ce dispositif. C'est possible, cela peut être fait sérieusement...

 

Le temps des fausses excuses est maintenant derrière nous!

Encore une fois, on découvre que le maire en place ne respecte pas ses obligations de base. En choisissant d'ignorer la loi, il a oublié la détresse des familles de sa commune.

 

C'est aujourd'hui une joie de faire ce cadeau à ceux d'entre nous qui ont vécu avec difficultés les jours de grève.

Encore une fois, autant la grève est un droit constitutionnel, autant l'aveuglement qui consiste à laisser les familles avec enfants sans solution est un échec qui ne doit plus se reproduire.

Mission accomplie!

 

 

 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 12:08

region-en-session.jpgLundi après-midi, avait lieu la commission permanente du Conseil Régional. L'occasion de débattre de très nombreux sujets... sur lesquels bien souvent il ne s'agit que de la mise en oeuvre concrète de choix faits antérieurement.

 

Les grands sujets pour l'opposition étaient, d'une part avec Marie Elise Lorin, Véronique Marendat, Véronique Abelin et Sally Chadjaa, de pointer le risque qu'il y a à construire une politique pour l'emploi des jeunes en ajoutant des contraintes pour les entreprises et, d'autres part avec Olivier Chartier, à dénoncer une politique d'effets d'annonces qui se traduit à ce jour par un décalage d'un milliard d'euros (oui 1 000 000 000 euros!!!) entre les crédits votés pour telle ou telle politique et la réalisation pratique... une belle illustration d'une dérive où la région se transforme en outil personnel de  communication!

 

Pour ce qui me concerne, je suis intervenu sur quatre dossiers.

 

Premier sujet: la convention pluriannuelle pour le FIBD. Bien sûr, l'opposition a voté pour cette convention qui permet de sécuriser quelques années du Festival. J'ai juste tenu à souligner qu'après avoir perdu deux festivals, avoir connu des querelles misérables sur le FFA et eu des sueurs froides en 2008 sur le FIBD, je constatais aujourd'hui qu'il manquait un pilote pour le FIBD qui soit le garant de l'intérêt général... Voir le concessionnaire s'amuser à mettre le musée de la BD en marge du Festival de la BD... cela ne me fait pas du tout rire. Ségolène ROYAL a abondé dans mon sens... sans prendre conscience visiblement que ma remarque visait aussi le Maire d'Angoulême qui pourrait, après tout, aussi se sentir responsable de l'intérêt général en veillant à maintenir une cohérence entre les partenaires ...

 

Deuxième sujet: une aide de 5000 € pour financer une mise aux normes à la papeterie de Saint Michel. Mon intervention consistait à souligner qu'une véritable aide pour la filière papier, comme pour toute l'industrie en Charente, serait que la région prenne à bras le corps un besoin criant en terme économique: la mise en place d'un centre d'enfouissement pour les déchets industriels. La question est complexe et délicate, certes, mais elle est vraiment incontournable. Pour le mesurer il suffit d'un chiffre: pour les papeteries de Saint Michel comme pour celles de Veuze à Magnac, le coût annuel de traitement de ces déchets est de 800 000 euros par an... les envoyer dans un autre département provoque un surcoût. Toutes nos industries ont aujourd'hui un handicap de ce fait.

Jean-François Macaire, le vice président en charge des questions économiques, m'a assuré que cette question était travaillé avec le pôle éco-industrie. Dont acte... mais sa réponse m'a laissé penser qu'il n'envisageait que la problèmatique de retraitement alors que le sujet est beaucoup plus vaste: c'est tout le traitement des déchets qu'il faut traiter, pas simplement ceux susceptibles d'être retraités... ouvrons les yeux jusqu'au bout!

 

Troisième sujet pour m'étonner que l'on nous demande de voter la reconduction du fonds d'aide pour la production cinématographique de 561 000 euros sans avoir le moindre bilan de l'année écoulée... en fait: le tableau venait d'être remis sur table avec le détail ... un peu tard mais déjà ça!

 

Enfin quatrième intervention sur la gestion de la dette. On nous demande de valider des réaménagements d'emprunt au cours des derniers mois... L'une des lignes attire mon attention. Il s'agit d'un prêt de la Royal Bank of Scotland qui est basculé sur des taux fixes et, de 2013 à 2018, sur des "taux calculés sur les CMS20 et CMS 1"... la formulation est un peu mystèrieuse mais elle me fait penser à des tas de propositions bancaires bien connues de l'ancien Directeur Financier de  Girac que je suis.

Cela ressemble très précisement à des "taux structurés" que d'autres appelent "emprunts toxiques"... il y a suffisamment de collectivités qui souffrent de retournement de tendance où ce qui ne devait jamais arriver se réalise... pour réfléchir avant de jouer à ce petit jeu. 

Il y a quelques années, j'avais calculé que la réalisation hypothètique du croisement des courbes entre CMS20 et CMS1 provoquait un changement de taux pour passer de2.5% à 9%! est-ce un risque pour la Région? Ségolène Royal m'a répondu avec un brin de légèreté en disant qu'il n'y avait rien de toxique car nous sommes dans une région sans OGM... très bonne blague! 

Autour de moi, plusieurs conseillers régionaux abondaient pourtant dans mon sens: "la Royal Bank of Scotland nous a déjà fait ce type de surprise" ... "c'est vrai que cela mérite d'être vérifié"... pour ce qui me concerne, je préfère demander une vérification que de me satisfaire d'une blague comme seule réponse.

 

Une réunion, quatre interventions, autant d'occasions de mesurer combien l'opposition est nécessaire même si cela ce fait bien souvent dans la sérénité. Je verrai avec le temps si les rapides réponses qui me sont faites se traduisent dans la réalité... je n'en suis pas totalement certain!

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 15:00

macderick_2608200251_pouce.jpgAujourd'hui Charente Libre donne la parole au député Viollet.

Passant de l'Afghanistan au Kosovo, puis aux équipements militaires en Charente,  il démontre sa hauteur de vue, sa liberté de ton et sa constance.

 

J'ai déjà eu l'occasion de dire qu'il y a deux types de profil politique à gauche: ceux comme lui qui sont des personnes de terrain, de dossier et d'écoute... je mets avec lui, par exemple, Jean-Claude Beauchaud dans cette catégorie, peut être aussi quelqu'un comme Jérôme Royer à Jarnac.

Et ceux et celles qui sont focalisés sur leur pouvoir personnel, qui font des sourires aux journalistes mais appliquent un centralisme autocratique... inutile de préciser que Ségolène Royal et Philippe Lavaud s'y retrouvent.

 

L'interview se termine de manière savoureuse : JC Viollet confirme qu'il s'agit de son dernier mandat et qu'il pense que Martine Pinville est la plus légitime pour lui succèder alors que Philippe Lavaud est déjà maire d'Angoulême...

 

Pourquoi est ce savoureux? simplement parce qu'ils sont aujourd'hui encore tous les trois ensemble au Kosovo. Je les ai croisés sur le quai de la gare dimanche midi alors que j'accompagnais ma belle-soeur et sa famille...

 

A cette occasion, nous avons eu tous les quatre une discussion très sympathique et républicaine où j'ai notamment dit à JC Viollet (c'était en plein remaniement...) que je trouvais qu'il ferait un bon ministre d'ouverture et qu'il avait tort de s'éloigner du territoire pendant cette période... cela l'a fait sourire... mais au vue de cette interview, je ne peux que confirmer qu'il manquera à la politique et que ce sera un regret de le voir quitter la scène charentaise.

 

Ceci étant dit, j'imagine qu'ils lisent tous les trois la presse locale à distance... j'aimerai bien être sur le quai de la gare à leur arrivée pour savoir si ils descendent tous les trois du même wagon...  Il y en a un qui doit avoir un peu de mal à digérer l'interview...

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 16:17

rpr-1991.gifEn entendant la liste du remaniement, j'avoue avoir eu un éclair: "bon sang mais c'est bien sûr! on refait la séquence 98/99!"

 

de quoi s'agit-il?

Souvenons nous...

 

En 1998 le Secrétaire Général du RPR était Nicolas Sarkozy et son porte-parole François Fillon... (le Président étant Philippe Séguin).

Ils prenaient la suite de l'équipe dont le Président était Alain Juppé.

En 1999, arrivait à la Présidence du RPR Michèle Alliot-Marie, élue par les militants face à d'autres candidats dont François Fillon...

 

En 2010, Nicolas Sarkozy est Président de la République, François Fillon est Premier Ministre, Alain Juppé est n°2 du gouvernement et Ministre d'Etat, Michèle Alliot-Marie est n°3 du gouvernement et Ministre d'Etat...

4 sur 4!

On m'objectera que le Protocole Républicain intègre aussi le Président de l'Assemblée Nationale et celui du Sénat... mais Bernard Accoyer et Gerard Larcher viennent tous de la même boutique...

 

Bref, moi qui vient du RPR, je ne peux que comprendre l'impression de déséquilibre que donne ce gouvernement.

 

Je veux bien faire crédit à cette nouvelle équipe d'une connaissance de l'Etat et d'une capacité à mener cette nouvelle étape avec pugnacité... mais il va vite falloir montrer que la diversité n'est pas un problème, que les différences sont des richesses et que la République n'est pas une affaire de famille...

Le pire dans l'histoire, c'est que je continue à regretter la disparition de Philippe Séguin!

 

 

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 11:47

Mercredi matin à l'aube. Un piquet de grève empêche les salariés de la STGA d'accèder à leur lieu de travail.

Un directeur adjoint est contacté. En arrivant sur les lieux, il manque de renverser deux grévistes mais, à ma connaissance, aucun dommage n'est constaté...

Dans la matinée, il décide de remettre sa démission.

 

Fait divers anodin? Voir...

 

Pour ce qui me concerne, je suis absolument scandalisé par cette situation.

Regardons les choses en face:

 

1/ la grève est légale, le blocus ne l'est pas... faut-il que le coupable soit celui qui cherche à aller travailler?

2/ la retraite par répartition est au coeur du débat et des tensions... est ce anodin qu'un père de famille (très) nombreuse soit celui qui se retrouve in fine à la rue? les grévistes ont ils conscience que la démographie est la clé de l'équilibre du système et qu'il est symboliquement très injuste que ce soit cet homme là qui paye pour leurs revendications?

3/ enfin la STGA est le réseau de Transports du Grand Angoulême... que pense le Président du Grand Angoulême de ce lynchage? Philippe LAVAUD a choisi de ne pas appliquer la loi sur le service minimum d'accueil dans les écoles... c'est dire son sens du respect des lois républicaines!  est-il de ce fait solidaire des bloqueurs? est il cette fois-ci en soutien de ses cadres ou son fonctionnement centralisé et autoritaire s'accommode-t-il aussi de mise à mort pour ne pas s'opposer aux camarades qui tiennent le piquet de grève?

 

Comme souvent, on voit ici que le respect de la loi n'est pas qu'un vain mot. Il est ici associé à l'avenir d'un professionnel reconnu et apprécié et à l'avenir d'un homme de 51 ans,  père d'une famille qui compte aujourd'hui dix enfants à charge...

Certains trouveront que ce n'est pas le "bon client" pour en faire une victime soutenue par les médias... je crois pour ma part que c'est un homme juste qui mérite justice.

J'attends du Président du Grand Angoulême qu'il soit un responsable qui respecte la loi et qui respecte les hommes justes.

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 11:17

Dans quelques mois, les électeurs seront appelés aux urnes pour choisir leurs conseillers généraux.

En Charente, l'UMP a fait le choix de transférer sa compétence d'investiture au groupe d'opposition du Conseil Général.

Pour Angoulême, le choix est fait de retenir les candidatures des conseillers municipaux d'opposition.

J'ai dit dès juillet que la méthode et les critères à géométrie variable me semblaient problématiques et que je me réservais le droit d'être candidat sans investiture.

 

Ce n'est pas une question facile, j'ai donc pris le temps de la réflexion. J'ai fait aujourd'hui mon choix: je ne serai pas candidat aux cantonales.

 

Ce choix me coûte car je crois être bien implanté dans le canton Est. Ce choix me coûte car je souhaite aller devant le suffrage universel pour faire valider ou infléchir ma lecture des problèmes qui sont ceux de notre département et mes propositions pour notre ville d'Angoulême. Mais cela doit se faire en équipe. Il me semble plus important de construire l'avenir sur des bases sereines.

Notre objectif pour la droite et le centre à Angoulême doit être de rendre possible ce que de plus en plus d'angoumoisins attendent: la sortie en 2014 de Philippe LAVAUD.

C'est  l'objectif principal, j'entends y prendre toute ma place et montrer ma détermination à rendre cet objectif à portée de main.

Je connais les discussions d'investiture. A chaque élection, elles sont difficiles et délicates. On pourrait passer des siècles à soulever telle ou telle objection. Je ne vais donc pas me complaire dans ces débats microcosmiques.

 

meleeBlack-Bleu.jpgJe ne suis pas un homme pressé. Comme conseiller régional, je vais donc me consacrer à remplir au mieux ma responsabilité d'élu local. Je serai sur le terrain, je compte être le relai de tous auprès des services du conseil régional, je participerai aux débats locaux.

Il s'agit de créer les conditions d'une alternance en 2014 avec une équipe large, diversifiée et construite autour de personnalités qui veulent travailler en équipe.

Comme dans une équipe de rugby, il faut des gabarits différents et des talents qui s'additionnent. Je tiens juste à avoir ma part dans la mêlée et à tirer quelques pénalités!

 

On dit souvent en France que nous avons la droite la plus bête du monde. En Charente comme à Angoulême, nous connaissons le prix de ces querelles qui se succèdent d'élection en élection.

En 2003, nous avions encore le conseil général, le conseil régional, les villes de Cognac et d'Angoulême, deux députés sur quatre et deux sénateurs sur deux... on sait où nos divisions nous ont menées!

Dès aujourd'hui, je veux montrer que l'on peut avoir un autre comportement et que nous pourrons être, demain, dignes de confiance. Par mon choix, je veux être le garant de notre unité possible en 2014.

 

 

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 14:32

Cette semaine, j'ai eu la chance de me rendre au Bangladesh pour étudier la manière de lutter contre la pauvreté dans le cadre de la mondialisation. On ne pouvait pas trouver meilleure destination. C'est à la fois un des pays les plus pauvres au monde (le salaire minimum est aujourd'hui de 1650 takas soit environ 15 euros par mois... il sera en novembre de 3000 takas, soit environ 30 euros!) mais aussi un lieu de créativité.

Yunus-aime-les-pommes.jpg

 

A l'occasion d'une rencontre avec le Professeur Muhammad YUNUS, j'ai pu mesurer la hauteur de vue de cet homme simple, serein et déterminé.

On ne peut qu'être impressionné par une telle rencontre. En cette période trouble où nous cherchons comment faire avancer le monde pour sortir de la course aveugle au court terme, il est de ceux qui ouvrent des voies et nous rendent l'espoir.

L'histoire du micro-crédit est sur ce point exemplaire. Tout commence par un dialogue avec une pauvre femme. En constatant que celle-ci est enfermée dans sa pauvreté car elle n'a pas accès au crédit bancaire, il met en place la Banque des pauvres. La méthode consiste à prêter à tous, sur la base d'une solidarité familiale ou de groupe. Après quelques années, plusieurs centaines de millions de personnes dans le monde ont pu bénéficier de ce dispositif.

 

P1020449.JPGC'est ce succès qui explique son Prix Nobel de la Paix de 2006. Pas de paix sans justice, pas d'avenir sans souci des plus pauvres. Sur la base de ce succès, il met en place d'autres idées ambitieuses.

J'ai pu visiter un hôpital ophtalmologique magnifique et accessible à tous, une usine de Yaourt lancée avec Danone pour montrer que les entrepreneurs sociaux peuvent conjuguer localisation de la production, responsabilité sociétale et diffusion au plus grand nombre des produits nutritifs de base.

 

D'une certaine manière, je crois que le 21ème siècle est en train de se fabriquer quelque part entre Dakha et Bogra, entre les rizières et les bidonvilles.


Petit clin d'oeil à la Charente et à Daniel Sauvaitre, président de l'Association nationale pommes poires (ANPP, qui regroupe les deux tiers de la production française):  on sait donc maintenant que la table de travail du Prix Nobel de la Paix est toujours garnie de pommes... comme en témoigne la photo prise à son attention.

Dans le cadre de ses fonctions de Président de l'UMP 16, il m'arrive d'avoir des divergences avec Daniel. Rien que de très normal. Mais j'ai toujours su qu'il est profondément un homme de paix et de dialogue. Maintenant je sais pourquoi!

Il me reste à savoir si le Professeur YUNUS connaît les Belchards... du fait de notre convergence de vues sur de nombreux points, d'autres dates arriveront pour défendre  des propositions communes. J'aurai donc l'occasion de poursuivre mon enquête...

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