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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 16:32

ferme-ta-gueule.jpgOrdre du jour sans grand intérêt hier à Magelis.

Francois Bonneau a souligné la nécessité d'avoir un peu de dynamisme dans la gestion immobilière pour éviter de laisser trop longtemps des bâtiments vides, et souvent immondes, qui donnent l'image d'une ville à l'abandon. Juste remarque!

Mais actuellement, l'humeur n'est pas à la conciliation dans la majorité!

Frédéric Sardin a la réponse miracle : "c'était dans l'héritage!"... et oui, pour un peu c'était encore un coup de Sarkozy!

Si la ville est sale par défaut d'ambition immobilière c'est à cause des acquisitions faites avant 2004... on peut rêver en voyant tant de démagogie, ou pleurer.

 

Pour ce qui me concerne, j'ai tenté de poser une question sur le projet de Musée du Cinéma. Un héritage là aussi, certes, mais qu'il faudrait penser à gérer. Il y a un projet en gestation: promis pour mars 2012, la question fut repoussée à juin... et aujourd'hui les élus n'en connaissent toujours rien! Un an de perdu... avec les coûts inhérents: gardiennage, chauffage, taxe foncière. La Chambre Régionale des Comptes a souligné il y a peu de temps la bizarrerie qui consiste à payer des frais de maintenance pour un musée jamais ouvert... cela pouvait mériter une question?

 

Mais le Président Robert Richard ne l'entend pas de cette oreille: "Monsieur YOU, vous ne pouvez pas parler!"...

il est vrai que je ne suis QUE suppléant et que mon titulaire était présent en séance. Les fois précédentes, tout le monde convenait que je ne devais pas prendre part aux votes mais que je pouvais m'exprimer. Cette fois-ci c'est silence radio!

 

A l'issure des "débats", j'ai vu le Président Richard pour comprendre ce choix. Il m'a expliqué qu'ils avaient décidé "de ne plus être laxistes"; dorénavant ce serait ainsi...

Est ce conforme au Règlement intérieur? Personne n'en sait rien!

Dans l'attente de cette vérification, on retiendra que la majorité en place n'est pas franchement sûre d'elle même. Si tolérance il y avait, elle correspondait à un état d'esprit d'ouverture. Nous sommes maintenant au clair sur les motivations du moment: ces gens là ne veulent rien entendre; ils n'ont pas le goût de la confrontation des idées; ils pensent que c'est en cercle restreint qu'une bonne décision se détermine. Dont acte. Mais qu'ils ne reviennent plus,  la main sur le coeur, parler de démocratie participative et de recherche de l'intérêt général!

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 12:20

Dans quelques jours, il faudra choisir entre plusieurs candidats se réclamant de la droite et du centre.

Chacun a mené campagne, chacun a tissé ses réseaux, chacun est allé chercher une confiance auprès d’électeurs qui attendent une relève politique en Charente.

Nous sommes heureux de voir que cette campagne n’a pas donné lieu à des querelles stériles.

Nous sommes heureux d’avoir lu et entendu que les deux principaux prétendants de la droite et du centre ont, chacun, pris position pour se désister clairement pour celui qui sera en tête et pourra disputer le second tour. Ils ont créé les conditions pour que le second tour soit une addition. C’est la meilleure des hypothèses pour reconquérir une terre si largement dominée par les forces du seul Parti Socialiste.

Dans ces conditions, nous tenons à dire clairement que pour nous, l’objectif est bien de construire une étape positive pour 2014.

Les prochaines municipales se joueront sur la capacité des candidats à s’inscrire dans la durée en travaillant et en vivant ici ;  pas sur les seuls appareils politiques. Pour nous, préparer l’alternance de 2014, c’est voter pour Vincent YOU dès 2012.

Son expérience des responsabilités, ses facilités relationnelles et la constance de son engagement et de son travail gagnent notre confiance.

 

Alain CHAMBRIN, chirurgien ;

Anne-Sophie DESMARETS, enseignante ;

Antoine PONTAILLIER, chef d’entreprise, responsable d’une association pour le développement des industries régionales ;

Carine COADOU, commerciale dans les énergies renouvelables ;

Christian METAIS, responsable d’associations d’action sociale ;

Christophe CHIRON, radiologue ;

Gauthier d’HALLUIN, chirurgien ;

Ismaël DIOP, retraité ;

Jacqueline WILDE, responsable de fédération handisport ;

Jean-Baptiste CHAVOIX, chirurgien ;

Nelly GUESNON, secrétaire  d’une association de protection de l'enfance ;

Stéphane STRZELECKI, agent SNCF, syndicaliste ;

Thibault de MAILLARD, chef d’entreprise ;

Victoria MAILLE, étudiante ;

Vincent BEDU, chirurgien,

Xavier DEVIGE, enseignant.

 


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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 23:16

culture-en-danger-01.jpgS'il est un domaine que l'on classait hâtivement à gauche c'est bien la culture!

Sans doute s'agit-il d'un illusion tenace qui voudrait que la droite soit gestionnaire et la gauche plus ouverte à des réalités humaines qui dépassent les logiques arithmétiques.

Je ne sais s'il reste quoi que ce soit de ce type d'exagération. Vu de Charente, il n'est pas mauvais de redire quelques vérités récentes.

 

La gestion de la culture par Philippe LAVAUD n'est qu'une succession de crise d'autorité. Il y a eu la mort rapide de la Garden Nef pour un conflit avec son génial fondateur. Nous avions un créateur de talent qui avait offert à Angoulême la plus belle scène estivale... il a préféré démissionner et roule désormais sa bosse en dirigeant la Cigale SA et les plus belles salles de Paris. Lorsque l'on cherche à bien gérer, il faut d'abord gérer ses relations personnelles et savoir reconnaître les talents autour de soi. Echec numéro 1.

 

Puis vint la tentative de regroupement. La Nef, Carat, pourquoi pas la Scène Nationale... un grand regroupement pour ne plus voir qu'une tête? La confusion, la mise sous tutelle ne font jamais la créativité. L'art c'est d'abord la liberté, ce qui nécessite de la laisser à ceux qui sont inspirés. Vouloir tout administrer, c'est croire que l'on maîtrise tout. Le rêve de salle pleine de supporters qui clament le nom du patron, la recherche d'un amour perdu chez les électeurs que l'on retrouverait chez les consommateurs. Terrible dérive qui consiste à transformer le citoyen en consommateur et l'amateur des arts en cible électorale. Petite gestion.

 

L'épisode actuelle pour les classes CHAM est d'un autre registre. On met en avant la gestion pour une hypothètique économie alors que tout le modèle fonctionne sur la complémentarité. Le collège prête des salles (puisque le tarif ne peut pas prétendre être un loyer), le conservatoire complète les horaires de ses enseignants. Les deux s'y retrouvent, sauf ceux qui pensent encore qu'on ne gère bien qu'en rationnant. Dans un contexte où certains enseignants contractuels ne peuvent légitimement qu'espérer une titularisation, il est bien facile de les mettre en tension. Mais c'est insupportable car la gestion des hommes passe par des perspectives. Et c'est scandaleux car les élèves n'ont pas à être mis en danger par des querelles au sein du PS.

 

On pourrait aussi revenir sur l'épisode du FFA et la tentative de mise à mort d'un festival prometteur pour venger un différend politique. Les choses se tassent avec le temps. J'ai demandé lors de la dernière réunion de Poitou-Charentes Cinéma que l'on cesse de dire au personnel de cette régie qu'il leur était interdit de participer au festival...Parce que c'est la triste réalité: chaque mois d'Août, nous avons un grand nombre d'acteurs et de producteurs à Angoulême mais le personnel de PC Cinéma a ordre de ne pas quitter la maison alsacienne!

Nous avons un "bureau d'accueil des tournages" mais il ne peut pas travailler lorsque les acteurs et producteurs sont sur place... ordre venu d'en haut, entre Poitiers et un rêve de perchoir... Grande misère.

 

Par ailleurs, il y a des vents mauvais qui soufflent en Europe sur notre capacité à garder une politique d'aide à la production de films. Au nom des valeurs de l'Union Européenne, la Commission prépare une nouvelle réglementation dont tous pensent qu'elle va consister à couper les liens entre les aides et les territoires. Aujourd'hui une Région peut aider un film en donnant une subvention. Toutes les études montrent que celle-ci permet un effet levier de 1à 4 voire de 1 à 10. Parce que cette aide est conditionnée par la vérification d'un ancrage territorial. On vous aide mais vous emploierez nos techniciens ou nos acteurs ou nos figurants. Souvent les trois en même temps...

Cette règle est susceptible de tomber au nom de la sacro-sainte concurrence. Au nom des valeurs de l'UE, on aurait pu rêver mieux!

Je trouve cette dérive détestable. Elle va transformer la culture en produit désincarné. Elle va renforcer une conception marchande de l'Europe et de la création. Elle va détruire nos territoires dans leurs efforts pour développer une vie culturelle qui ne nous utilise pas comme un décor mais comme acteurs.

J'ai saisi Ségolène ROYAL  de ce problème en Octobre dernier (voir ici). PC Cinéma a commencé à en mesurer les risques. Notre filière de l'image peut être fragilisée à son tour. C'est pourquoi j'ai écrit à la nouvelle Ministre de la Culture pour solliciter son intervention.

Il ne faut jamais désespérer. L'heure est cependant à l'engagement car un territoire sans culture n'est qu'une jachère humaine. Je suis un candidat de territoire pas le soldat d'un appareil. J'ai le goût de la liberté. J'espère que cette lettre qui dépasse les clivages permettra de défendre une conception de la Charente qui n'écrase pas la culture mais cherche à en faire une de ses caractéristiques.

 

 

Madame la Ministre,

Au moment où vous prenez vos responsabilités ministérielles, je souhaite très sincèrement votre pleine réussite dans ce domaine si important pour un pays comme la France.

Parmi les nombreux dossiers sur lesquels vous êtes attendue, je veux attirer votre attention sur la question des aides à la production.

La Commission Européenne travaille actuellement à un nouveau cadre réglementaire dont beaucoup pensent qu’il remettra en cause les liens entre aides régionales et territorialisation.

Si cette tendance devait être confirmée, il me semble que cela serait gravement préjudiciable à notre économie culturelle, à notre conception de la place des territoires et, plus profondément, à notre conception de l’Europe.

 

Pour ce qui concerne la Région Poitou-Charentes, quelques faits méritent d’être soulignés :

  • L’impact économique de l’existence d’un fonds d’aide est incontestable. Pour la Charente une étude rendue au Conseil Général a conclu à un effet levier de 1 pour 10 (emplois, prestataires de services, hôtellerie et restauration…) ;
  • Notre territoire a désormais une longue tradition culturelle qui intègre tout aussi bien des écoles, des festivals et des entreprises ;
  • Il s’agit d’un secteur aussi prometteur que fragile : c’est pourquoi il est particulièrement nécessaire de veiller à consolider les mécanismes économiques qui permettent un enracinement.

 

Pour ce qui est du seul département de la Charente, un collectif créé il ya quelques mois écrivait : « Nous attirons votre attention sur le fait que, outre un apport économique indéniable (dépenses en  région, emploi, retombées en terme d’image, etc.), le secteur de la production cinématographique et audio visuelle remplit également un rôle social important via les cachets de figuration bénéficiant souvent à des populations à faible revenus (retraité, étudiants  précaires etc.) ou en complément non négligeable dans certains ménages (mères de famille, salariés entre deux contrats etc.), cette population représente environ 2300 personnes (source fichier figuration) ».

 

Il est inutile de faire une grande démonstration pour dire que nos équilibres économiques actuels sont fragiles. Baisser la garde en diminuant notre exigence de rendement local serait une rupture profonde avec le modèle français actuel. Nous risquons tout simplement d’annihiler l’effet levier des aides locales.

Je ne pense pas que nous puissions accepter que la culture utilise les territoires comme un simple décor. Cette réforme risque de nous entrainer dans une conception utilitariste de la culture et de couper le lien entre les hommes qui font la culture et les territoires où ils vivent. Produire un film ou une œuvre ne doit pas être considéré comme un acte désincarné qui pourrait s’imaginer ici ou ailleurs. Il y a un lien entre les êtres, leurs créations artistiques et les lieux. Derrière tout cela, il en découle une économie qui peut se développer et des emplois créés.

Enfin, je ne peux qu’espérer que ce sujet soit l’occasion de retrouver une orientation plus claire de l’Europe. A force de mettre en avant la recherche de concurrence, l’Europe en oublie ses territoires, ses peuples et ses valeurs. Il serait inacceptable que la pression européenne aboutisse à faire des productions culturelles un simple produit d’une société qui ne reconnaitrait plus de règle supérieure à la concurrence… Pour ceux qui ont aimé l’Europe comme projet politique de réconciliation, il y aurait une rupture supplémentaire que vous ne devez pas laisser passer.

Sous des aspects qui peuvent sembler secondaires, ces questions nous renvoient à des choix politiques très importants. C’est pourquoi, je veux croire, Madame la Ministre, que vous veillerez à donner une suite favorable à ce courrier.

En vous remerciant par avance pour votre mobilisation, je vous prie de croire, Madame la Ministre, à l’assurance de tout mon respect.

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 17:14

Bordeaux-2.jpgLa campagne officielle est lancée depuis quelques jours. Elle sera courte. Dans moins de trois semaines, le premier tour sera clos.

Va-t-on pouvoir profiter de cette campagne pour porter des propositions de fond? Ou va-t-on rester enfermé dans le jeu des bisbilles et des bons mots?

Pour ce qui me concerne, j'ai des choses à dire. J'aimerais que des débats puissent aider les Charentais à choisir.

S'il y a UNE proposition locale qui me tient à coeur, c'est celle de changer de braquet en posant une nouvelle frontière pour notre territoire.

La Charente est riche de mille atouts mais elle ne sait pas en faire des leviers.

Nous ne pourrons pas faire l'économie d'une vraie réforme des collectivités qui permette à notre département de rentrer dans une grande Région.

Il y a toujours un peu de poésie à dire d'où viennent nos départements: il convenait à l'époque de dessiner un territoire dont tous les habitants pouvaient rejoindre la Préfecture en moins d'une journée à cheval... noble perspective! Mais peut-on vraiment bloquer notre fonctionnement sur cette logique?

 

Si les départements répondent aujourd'hui à leur mission sociale de proximité, je crois pour ma part, que nous ne pouvons pas garder nos régions en l'état. Il y a trois raisons au moins pour changer de braquet:

 

1/ les Régions modernes sont celles qui ont une histoire forte

Ce serait une grosse erreur stratégique de penser que la mondialisation va durablement imposer une uniformisation. Je crois au contraire que la mondialisation nous impose de valoriser nos spécificités. Nous rentrerons dans tous les nouveaux marchés qui s'ouvrent à l'autre bout du monde si les nouveaux consommateurs ont conscience qu'en choisissant nos produits ils achetent un bout de France. Nos productions ne seront pas valorisées seulement par leur coût mais aussi par tout ce qu'elles portent d'unique au monde. Reste à pouvoir donner un peu d'écho en parlant de notre Région. Il y a trois mots qui parlent à tout le monde: le Cognac, l'Atlantique et Bordeaux. En unissant ces trois mots dans une grande Région on construit une puissance économique nouvelle. Ou plutôt, on donne une chance nouvelle à nos atouts économiques, en les habillant d'un nom qui porte du sens. Peut-on faire l'économie de cette nouvelle frontière?

 

2/ les Régions modernes doivent être celles qui portent le développement économique

Cela passe par des infrastructures modernes: transport, numérique, gestion des déchets... autant de nécessités incontournables pour répondre aux besoins de nos PME. Mais ces investissements sont coûteux, il est donc nécessaire de les réaliser sur des territoires vastes qui favorisent des économies d'échelle.

Ce nouveau périmètre doit aussi permettre de regrouper les structures: 80 "developpeurs" en Charente, payés ici et là par toutes les strates administratives et politiques... cette confusion ne peut plus durer!

 

3/ les Régions modernes doivent être construites autour de métropoles européennes

Malgré tout le charme de cette bonne ville de Poitiers ... elle est et restera durablement la 83è ville de France. Comment l'imaginer devenir une locomotive? Il est une évidence incontournable que Bordeaux est devenue une métropole européenne. En terme d'université, de tourisme et d'économie, nous aurions un intérêt direct à rapprocher nos fonctionnements. Nous savons que la LGV va changer notre géographie. 34 minutes entre Angoulême et Bordeaux c'est un changement de perspectives. Ceci nécessite de nombreuses adaptations (logement, voies secondaires...) qui permettront de mieux toucher du doigt le rêve de tant de personnes qui est d'associer ville et campagne dans leur équilibre de vie. Il est temps de commencer à s'en préoccuper.

 

 

Je ne sais pas s'il s'agit d'une idée de droite ou de gauche. Mais je sais qu'elle est fondamentale.

Je sais que je n'invente rien. En 2008 encore, la Commission Balladur évoquait ce sujet. Mais l'idée fut enterrée, sans doute pour un ensemble de raisons.

C'est peu dire que de souligner que les élus locaux ont freiné des quatre fers pour garder leur pré-carré. Voyez-vous Ségolène Royal et Alain Rousset se partager un siège de Président?

Jamais cette question n'a vraiment donné lieu à un débat démocratique. On l'évoque souvent, mais on l'oublie le temps des campagnes électorales...

 

Là aussi il est temps de sortir de la routine!

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 18:46

michel-meunier.jpg J'ai fait le choix de mener une campagne de territoire sur la base des réflexions de l'élu local que je suis.

Au cours des différentes étapes de ma vie professionnelle, j'ai eu la joie de rencontrer Michel Meunier, l'actuel Président national du Centre des Jeunes Dirigeants (CJD).

C'est un autodidacte hors du commun qui a une parole libre et une force de conviction incroyable (une présentation plus complète ici).

 

Nous avons travaillé ensemble à deux occasions: sur les questions d'exclusion (qui faisaient parti du périmètre du Ministère du Logement et de la Ville lorsque j'en étais chef de cabinet), et sur les questions de mondialisation et de Responsabilité Sociale des Entreprises (dans le cadre du G20).

Du travail en commun est né une amitié. Nous avons le même âge, la même envie de trouver des idées nouvelles pour répondre à une crise nouvelle.

Il viendra ce mardi 22 mai à Angoulême, participer avec moi à un apéritif-débat sur un thème central:

 

"A la recherche de l'emploi: quelles politiques pour les entreprises?"

 

L'occasion de prendre le temps d'évoquer mes propositions pour cette question majeure.

L'entrée est libre. Vous y serez les bienvenus!

 

RDV à partir de 19h au "Saint Germain", place Louvel à Angoulême.

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 12:41

Bandeau-VY-legislative--4-.jpgC'est désormais officiel, je suis candidat aux élections législatives sur la 1ère circonscription de la Charente.

C'est un choix lourd, longtemps réfléchi, qui découle d'une discussion approfondie avec mes amis d'Angoulême Ambition. Nous nous sommes réunis le lundi 23 avril pour peser le pour et le contre. A l'unanimité de la vingtaine de personnes présentes, tous ont accepté de soutenir ma candidature. C'était le signal que j'attendais.

J'ai la conviction que la Charente tourne en rond et que cela provient notamment d'une routine imposée par les grands appareils politiques. Nos faiblesses viennent parfois du manque d'ambition de nos élus.

Pourtant, face aux crises, il n'est plus possible de rester dans la routine.

 

Il y a deux logiques en politique: une logique d'appareil, qui fonctionne par cooptation. Et une logique territoriale, qui implique du travail dans la durée et de la créativité.

Je me place résolument dans cette seconde démarche.

Je suis un élu local impliqué, j'ai montré une certaine liberté de parole et le souci de savoir travailler avec tous.

Je veux mettre cette liberté de parole et d'action au service de la Charente.

 

Mon parcours professionnel et politique n'est un secret pour personne.

Je ne vis pas de la politique, car c’est une condition pour être libre. Après avoir été directeur financier de Girac,  j’ai eu une parenthèse temporaire pour une expérience en cabinet ministériel et dans la préparation du G20. Depuis, je suis revenu travailler auprès de ceux qui m’ont élu Conseiller Régional en 2010 et je suis directeur d’un hôpital de proximité en Charente.

Mon engagement politique est marqué par deux sources : mon soutien initial pour Philippe Séguin dont j’ai toujours apprécié la hauteur de vue ; mon amitié fidèle pour Christine Boutin dont j’ai été le chef de cabinet au Ministère. Malgré leurs différences, ces deux profils se rejoignent par leur exigence de cohérence et la volonté farouche de ne pas céder à la pensée unique. Membre du PCD, je serai donc enregistré comme tel à la Préfecture car cela reflète ce que je suis. Mais ma candidature n'est pas celle d'une logique nationale. Je ne suis pas du genre à réciter les "éléments de langage" de tel ou tel parti. Ceux qui me connaissent le savent; les autres finiront par comprendre : il y a d'autres logiques en politique que celles des apparatchiks.

 

Cette double filiation me donne aussi des obligations. Soyons très clair: je pense que ma candidature peut renouveler et réveiller la droite en Charente. Chacun mènera sa route et portera son projet. Mais notre adversaire unique reste la gauche qui triomphe par ici malgré la faiblesse de son action. Je m'engage donc aujourd'hui, si je devais me trouver derrière la candidature officielle de l'UMP, à mettre tout mon dynamisme personnel pour contribuer à un vrai rassemblement au deuxième tour. Je crois pouvoir espérer que la réciproque soit vraie...

J'entends bien quelques critiques: "il ne faut voir qu'une tête", "il faut une investiture", "quel égocentrisme!"... certains iront sans doute de leurs attaques. Mais cela ne doit pas suffire à maintenir une lente routine mortifère.

A ma façon, je suis comme le Petit Poucet de nos contes. Pour sortir de la disète et de l'ombre, il faut s'engager et poser un à un ses petits cailloux. Si la route s'ouvre, elle bénéficiera à tous...

 

"on le méprise, on le raille, on le pille;

quelquefois cependant c'est ce petit marmot

qui fera le bonheur de toute la famille"

 

A ma façon, je compte être un homme libre qui fera ses choix sans en référer à des hiérarchies partisanes : je veux continuer à être à vos côtés pour construire.

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 00:49

Tout-le-monde-dit-I-love-you-1997_diapo_full_gallery.jpgCe matin Daniel Sauvaitre l'avait mauvaise. Pas à moitié, pas comme un matin où l'on se lève du mauvais pied! Sans doute une vraie colère, comme celle que l'on n'arrive pas à cacher derrière des bons mots et des attaques mesquines mais frontales.

 

De quoi s'agit-il? Le billet du jour (ici) du dit Daniel se terminait par ce jugement définitif :  "il est temps d’arrêter de s’astiquer le pistil et de taper concrètement dans la butte. Amen" ... Ce qui faisait remarquer à Charente Libre "Le titre du billet de Daniel Sauvaitre? "I love You". Vu le contenu, "Fuck You" aurait été plus juste"...

 

Faut-il crier au scandale? Faire ma Nadine Morano pour demander des excuses publiques? Remarquer qu'il est original de commencer une campagne législative en criant contre un compagnon?

 

Je ne soulignerais que trois points.

Tout d'abord, cette polémique a un bon côté: elle permet de redire qu'il y a dans chaque famille politique des sensibilités différentes. Pour ma part, je me retrouve dans le christianisme social. Daniel est libéral. C'est son droit. C'est le mien. Je revendique celui d'exprimer des convictions et j'espère que personne ne rêve de pouvoir m'enfermer dans des stéréotypes réducteurs. Daniel a commencé son engagement politique avec Madelin, moi avec Philippe Séguin. Je suis aujourd'hui aux côtés de Christine Boutin, Daniel n'a plus d'adresse. Ce n'est pas illogique que nous soyons parfois en désaccord! Cela ne devrait pas forcément impliquer une grosse colère publique et des mots choisis qui en disent long sur celui qui les utilise...

 

Pour être encore un peu plus précis, Daniel me reproche d'avoir mené une mission à la demande de Ségolène Royal. D'autres esprits caporalistes m'ont déjà fait le même couplet. Certains de gauche, me reprochent de critiquer parfois celle qui m'a confiée cette mission. D'autres, à droite, m'accusent de changer de camp! Heureusement, dans un cas comme dans l'autre, ils sont très minoritaires. Je crois pour ma part, que je peux sans me vendre faire des propositions à ma Présidente du Conseil Régional; et que je peux, sans mesquinerie, critiquer ce que je ne partage pas de sa politique. Je suis dans l'opposition, pas dans la guerre civile. Et je dois vous faire l'aveu que je trouve cela nécessaire et légitime.

 

Mais Daniel va sans doute plus loin. Alors qu'en bon petit soldat, il rappelle tout l'intérêt des réflexions menées par la commission Stiglitz-Sen-Fitoussi sur "la mesure de la performance et du progrès social" (ce travail était, il est vrai, une commande du Président SARKOZY), il m'assassine pour avoir cherché à en proposer une application locale... Pas seulement parce que la commanditrice était cette fois-ci Ségolène Royal, mais parce que j'aurai commis un crime de boboïsation en donnant la parole à des charentais (voir le site dédié: ici). Certains y parlent de la santé, de l'équilibre entre famille et travail, d'autres du contact avec la nature, de la mobilité, de la nécessité de pouvoir parfois prendre son temps... ou du besoin de pouvoir vivre de son travail et non de subventions... où sont les bobos là dedans? Est ce celle-ci qui parle du besoin de retrouver des valeurs communes et le sens de la laïcité? Celui là qui évoque le besoin d'esprit d'équipe?

J'ai une conviction: la colère de Daniel ce n'est pas tant que l'on cherche à travailler sur le bien-être. Ce n'est pas qu'un tropisme ultralibéral qui considère qu'il n'y a que le compte d'exploitation qui dise quelque chose de la vie humaine... la colère de Daniel c'est de voir resurgir un thème qui a valu sa notoriété à ma collègue Véronique Marendat! Véronique est maire de Segonzac, la première commune de France a être labellisée Cittaslow... c'est à ce titre que je lui ai donné la parole sur le blog en question. Mais Véronique a aussi le projet de mener une candidature aux législatives sur les terres que convoitent le fameux Daniel! Cela mérite bien les jeux de mots foireux et les grandes envolées!

 

Alors il n'y a qu'un mot: Merci!

Merci d'avoir souligné par tes outrances qu'il y a en Charente des élus qui ne considèrent pas que le bien-être soit un hors sujet politique! Non, la recherche de ce qui fait la richesse de notre humanité n'est pas une gaminerie loufoque... et oui: il y a des choses qui n'ont pas de prix et que nous devons prendre en compte!

Merci d'avoir permis de souligner qu'il y a à droite et au centre des élus qui ne restent pas figés sur la doxa libérale, comme si nous ne traversions pas une crise qui méritent que l'on s'interroge un peu!

Merci d'avoir montré qu'il y a plusieurs façons de gérer la diversité dans une famille politique; certains qui perdent leurs nerfs pendant que les autres proposent...

 

Si 2012 pouvait servir à départager ces deux groupes là, ce serait une excellente chose. Merci Daniel, bonne chance Véronique!

 

Daniel, si tu me lis, je n'ai qu'une solution à te proposer: prenons un verre ensemble ! Cela te fera digérer, vider ton sac si besoin, mais surtout toucher du doigt que le bien-être n'est pas un accessoire sans intérêt.

A chacun ses conclusions...


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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 20:00

LGV-Bordeaux-Paris-300x150.jpgEn démocratie, il faut savoir bouger vite.

Avant-hier encore, je faisais état des différences d'approche que je peux avoir avec Philippe Lavaud sur le busway.

Hier, j'ai eu l'occasion de fêter la bonne nouvelle de l'annulation des autorisations relatives à l'extension commerciale à Champniers... je pense d'ailleurs que Philippe Lavaud devrait avoir la décence de quitter la Présidence de la SEM chargée de ce projet. Il a été l'avocat le plus jusqu'au-boutiste de ce projet. Il est en situation d'avoir engagé son entreprise dans une impasse... il faudrait donc que les actionnaires nous fassent savoir s'ils lui renouvellent leur confiance!

Aujourd'hui, pour autant je tiens à dire mon accord sur la démarche engagée en Charente par rapport à la LGV.

 

La LGV c'est LE levier pour être ambitieux pour la Charente. Encore faut-il que notre gare ne soit pas qu'un lieu où l'on installe quelques commerces mais un lieu de mobilité où l'on prend le train vers Bordeaux et Paris! Cela peut paraître sommaire de le dire ainsi mais c'est la réalité des enjeux. Faudra-t-il demain prendre le TER pour rejoindre Poitiers et retrouver un TGV?

Plus précisément , je partage les choix rendus publics par MM Boutant, Lavaud et Richard. Il faut au moins un TGV de plus le matin pour regagner Paris en partant après 9h pour arriver en fin de matinée.

Ce n'est pas ici une position de droite ou de gauche, cela devrait être si nécessaire une action qui rassemble tous les élus du territoire. Si besoin, je suis pour ma part prêt à les accompagner pour occuper les voies et faire entendre raison à la SNCF.

Plus encore, je partage leur analyse sur le choix de ne pas faire du chantage financier sur ce sujet.

Regardons les choses en face: la SNCF a une mission nationale qui implique d'appliquer une même règle pour que toutes les collectivités financent les travaux sur les mêmes bases.

Il y a quelques mois, Ségolène Royal a cru pouvoir s'en affranchir, comme si une société nationale pouvait accepter un financement optionnel!

Le gouvernement a eu raison de ne pas retarder ce chantier historique. Mais il avait clairement fait savoir que ce qui ne serait pas apporté par la Région lui serait soustrait par ailleurs...

 

J'ai découvert que ces conséquences sont désormais posées. Mme Royal le sait depuis qu'elle a reçu un courrier du Préfet de Région daté du 27 septembre... le fait qu'elle ait choisi de cacher cela à son Conseil Régional est tout bonnement scandaleux!

Bonnet1.jpgMon petit doigt m'a dit que ce courrier précise que "la compensation du défaut de financement" portera sur les mesures suivantes:

1/les modalités de gestion des crédits de l'ADEME seront revues... on cessera ainsi d'afficher des politiques régionales alors que les crédits proviennent de l'Etat;

2/ l'Etat arbitrera sur la possibilité de reporter l'achèvement de l'opération de modernisation de la RN249 dans les Deux-Sèvres... la Région ayant refusé de participer au plan de modernisation, elle devra donc préciser si elle reste sur cette politique d'abstention et donc si elle prend le risque de ne pas achever ce qui doit suivre les deux tranches déjà acquises;

3/ enfin, la gare de Niort ("le pôle d'échange multimodal" en langage techno) devra être financé sans le soutien de l'Etat.

 

Comment a-t-elle pu penser que dans un pays comme la France il soit possible d'avoir une règle à géométrie variable? Des collectivités qui payent et d'autres qui refusent? Cela ne serait qu'une négation de notre attachement à l'égalité devant la loi.

On peut défendre ses convictions. Lorsqu'il s'agit d'enjeux aussi importants c'est même un devoir de faire feu de tout bois pour que nos intérêts ne soient pas lésés. Mais cela ne peut pas se faire contre l'équité.

Si besoin, pour gagner notre droit à ne pas être oublié par la SNCF, nous devrons utiliser des moyens contraignants. Dans sa course aux primaires, Mme Royal avait aussi jeté par dessus bord la nécessité de respecter une loi commune. Elle va devoir aujourd'hui en assumer les conséquences.

 

J'ai eu l'occasion de dire il y a quelques semaines, le respect que m'inspiraient les larmes de Mme Royal; je peux aujourd'hui diffuser une vidéo d'un élu charentais avec qui je partage désormais un combat!

 

 


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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 22:39

Hopital-silence.jpgC'est désormais officiel: je suis nommé Directeur du Centre Hospitalier de Confolens.


Après deux années en cabinet ministériel et une année et demie dans une mission pour le G20, je retrouve mes premières amours, celles dont on dit qu'elles marquent une vie! (pour ceux qui ne le savent pas je suis fonctionnaire hospitalier, mes dernières fonctions dans ce statut ayant été d'être Directeur financier de Girac).

 

C'est d'abord un choix familial qui consiste à privilégier une présence quotidienne auprès d'Agnès et de nos quatre enfants.

C'est un choix de coeur qui consiste à travailler pour le développement d'un service public et relever les défis d'un hôpital de proximité qui doit être le pivot d'une ambition sanitaire et médico-sociale en milieu rural.

C'est enfin un choix de cohérence : on n'exerce pas un mandat et on ne prétend pas à des responsabilités sans être profondément enraciné par le travail dans le contact direct et constant avec ceux qui habitent ce territoire.

 

J'avais d'autres pistes comme celle proposée par le Ministère de la Santé d'aller mener un audit à l'hôpital de Benghazi (mais quelle cohérence avec ma vie?!) ou celle de rejoindre une Chambre Régionale des Comptes (mais pas celle de Poitou-Charentes car cela est incompatible avec mon mandat de conseiller régional)... donc je signe des deux mains pour rejoindre Confolens!

 

Je tiens à être clair: je suis un militant du service public et de ses obligations de neutralité. Je n'aurai pas postulé à Angoulême pour ne pas risquer que mon engagement politique perturbe ma vie professionnelle. Confolens a le mérite d'être à la fois en Charente et dans un autre bassin de vie.

J'attends avec hâte ma prise de fonction dans les prochaines semaines.

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 20:43

 

vic-n3.jpgJ'ai accepté de répondre aux questions du nouveau mensuel gratuit de Charente: VIC (pour Very Important Charente: à lire ici)

Son rédacteur en chef voulait m'interroger ainsi qu'un élu local de gauche sur la question de l'homosexualité en Charente. A l'arrivée, le texte diffusée est plus cours que celui envisagé... et il n'y a pas d'élu de gauche!

Je comprends bien que les impératifs du bouclage final ait pu provoquer des coupes. Sur un sujet complexe qui mérite des propos précis, il me semble cependant nécessaire de vous faire connaître la version complète de mes propos.

Quant au silence de la gauche, je ne sais comment l'interpréter. Pour ce qui me concerne, je crois que la crise politique que nous traversons implique des élus qu'ils sachent assumer, défendre et partager leurs convictions. C'est la raison pour laquelle j'ai accepté de répondre à ces questions, en espérant qu'il soit possible de débattre sans subir de caricatures! La première façon d'être responsable c'est d'essayer d'être cohérent. Pour ceux ou celles qui voudront m'interroger sur ces questions, autant qu'ils puissent le faire sur le texte complet!

 

Est-ce que vos opinions concernant l’homosexualité diffèrent de celle de Mme Boutin ?

Globalement, non. Mais pour les opinions développées à ce sujet par Christine Boutin, Il y a beaucoup de stéréotypes qui lui collent à la peau qui sont loin de la réalité.

 

Trouvez-vous légitime les revendications sociales d’une communauté, en l’occurrence homosexuelle, souhaitant être protégé socialement comme tout couple hétérosexuel ? 

Je suis totalement en faveur d’une protection des libertés publiques. Si je le traduis en terme simple, c’est la possibilité pour chacun de vivre sa vie sans être montré du doigt, sans être regardé bizarrement et sans remise en cause de son choix d’orientation sexuelle. 

 

Vous condamnez fermement tout ce qui peut être lié à l’homophobie ou apparenté ?

Clairement et sans aucune ambiguïté. 

 

On en vient au PACS. Faites-vous partie des personnalités politiques, comme Nicolas Sarkozy,  qui voteraient maintenant la loi alors qu’ils l’avaient combattue à l’époque.

Le pacs était, soit disant, une grande attente de la part de la communauté homosexuelle mais les chiffres  nous révèlent  une autre réalité : 94% des PACS de l’année dernière sont des couples hétérosexuels. La question du PACS représente des enjeux différents, si on est dans l’une ou l’autre catégorie.

 

C’est tout de même une reconnaissance sociale pour un couple homosexuel qui n’existait pas avant l’adoption du PACS.

De nombreux juristes nous disent qu’il y avait beaucoup de possibilités pour aménager le droit de façon à ce que tous les aspects de la vie quotidienne deviennent plus faciles pour les couples homosexuels. 

 

Vous auriez préféré un aménagement du droit plutôt qu’une loi spécifique ?

J’ai l’impression que le PACS est utilisé par beaucoup comme une sorte de « fiançailles ». C’est une période de la vie qui correspond à un amour entre deux personnes qui ne souhaitent pas se marier ou qui ne peuvent pas. A l’époque du débat du PACS, ce n’est pas comme cela qu’on le présentait mais plutôt comme « une attente de la communauté homosexuelle » et je n'ai pas l’impression qu’elle l'ait utilisé. 

 

Il y a une très forte attente, de la part des couples homosexuels, d’une loi leur permettant d’accéder à l’adoption...

Sur ce sujet, je ne peux pas les rejoindre. Il y a deux conceptions du droit, il y en a une, républicaine, qui a pour objectif premier de protéger le plus faible. Je ne pense pas que le droit soit fait pour s’adapter à toutes les situations individuelles. D’autre part, ce qui est très important c’est que l’on puisse garder pour chaque enfant un lien avec son père et sa mère.

 

Doit-on condamner ce désir d’enfants ?

Toutes les personnes homosexuelles n’ont pas ce désir d’enfant. Mais cela me semble assez naturel.

 

La  république n’a-t-elle pas le devoir de protéger tout ces enfants ? D’autant qu’il est facile de contourner la loi en se rendant dans un pays tel la Belgique qui est le pays le plus adéquat pour bénéficier d’une FIV pour couple homosexuel. Des enfants nés sur le sol français n’ont-ils pas les mêmes droits que les autres enfants ?

La cadre démocratique signifie que nous sommes capables de faire nos choix. L’argument des autres pays, qui permettrait de contourner les lois, ne me parait pas pertinent. Ou alors arrêtons de faire des lois et des choix démocratiques dans notre pays ! Je suis favorable à ce qu’il y ait un vrai débat, que ce ne soit pas quelque chose qui se fasse par tentatives de jurisprudence et que cela se traduise par un référendum. 

 

Christine Boutin a écrit un livre en 1998 qui s’appelle « Le mariage des homosexuels ».  Elle écrit ceci : « où placera-t-on la frontière pour un enfant adopté entre l’homosexualité et la pédophilie ». Vous êtes un proche de Mm. Boutin, que vous inspirent ces propos?

Il y a une grande différence entre les deux. Franchement je doute de cette citation !

 

Au Etats-Unis, il y a entre 6 et 14 millions d’enfants concernés par l’homoparentalité, il faudra bien prendre en considération ce chiffre pour enfin protéger ces enfants comme tout citoyen...

Je reste et je resterai attaché à la dimension symbolique de la loi qui est faite pour protéger l’enfant et lui donner son droit premier qui est d’avoir un père et une mère.

 

Considérez-vous à présent, en 2011 dans un milieu rural tel que la Charente, que l’homosexualité est acceptée?

J’imagine que dans certains lieux, face à des personnes spécifiques, il doit y avoir des difficultés. Nous devons tous contribuer à faciliter les choses.

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